Le régime iranien prive des prisonnières politiques de visites familiales à la prison d’Evin
Selon des informations émanant de la prison d’Evin, la pression s’accentue sur les prisonnières politiques : sept d’entre elles ont été privées de visites familiales en raison de leur participation à la campagne de protestation « Non aux exécutions du mardi ». Cette mesure intervient dans un contexte de durcissement des dispositions à l’encontre des détenus politiques.
Les autorités carcérales ont informé ces sept femmes qu’elles seraient interdites de visite pendant une période de trois semaines. Cette décision est directement liée à leur implication dans des actions de protestation associées à la campagne, notamment des chants et des slogans.
Les prisonnières visées par cette mesure ont été identifiées comme étant Zahra Safaei, Forough Taghipour, Marzieh Farsi, Elaheh Fouladi, Arghavan Fallahi, Shiva Esmaili et Golrokh Iraee.
D’après les informations disponibles, ces femmes avaient déjà fait l’objet de menaces de la part de l’administration pénitentiaire. Elles avaient été averties que la poursuite de leur participation à la campagne « Non aux exécutions du mardi » entraînerait des mesures punitives, y compris le placement à l’isolement. L’application de l’interdiction de visites semble marquer la mise à exécution de ces menaces.
Au cours des derniers mois, de nombreux messages circulant sur les réseaux sociaux ont souligné un durcissement des restrictions imposées aux prisonniers politiques à la prison d’Evin et dans d’autres centres de détention. Ces mesures incluent une réduction de l’accès au téléphone, des limitations sur les visites familiales, une multiplication des actions disciplinaires et une pression psychologique accrue.




















