Le régime iranien condamne une troisième femme à mort suite aux manifestations de 2026
Le régime iranien a condamné à mort Maryam Hodavand, une prisonnière politique détenue au quartier des femmes de la prison d’Evin, pour sa participation aux manifestations de 2026. Prononcé par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, ce verdict fait de Mme Hodavand la troisième manifestante à faire face à une exécution ces derniers mois, signalant une escalade brutale de la répression judiciaire.
Cette condamnation a été rendue alors que plusieurs sources font état d’un manque total de transparence dans le processus judiciaire, du déni de son droit de choisir un avocat et du fait que le dossier repose sur des aveux obtenus sous la pression.
Graves préoccupations face aux violations du droit à un procès équitable
Tout au long de la procédure judiciaire, Mme Hodavand s’est vu refuser le droit à l’avocat de son choix, et les audiences se seraient déroulées sans la présence d’une représentation juridique indépendante. À ce jour, aucune information claire n’a été communiquée concernant la date exacte de son arrestation, le processus d’instruction, les détails des audiences ou les preuves juridiques étayant le verdict.
Dans de nombreux dossiers liés aux manifestations nationales, les procédures judiciaires ont été menées avec une rapidité extrême et sans examen approfondi des preuves, privant de fait les accusés de toute possibilité de présenter une défense digne de ce nom.
Le recours aux aveux extorqués
Les affaires liées aux manifestations, dont celle de Maryam Hodavand, ont fréquemment été bâties sur des aveux qui auraient été extorqués sous la contrainte lors d’interrogatoires menés par les services de sécurité. Dans bien des cas, aucune preuve indépendante ou vérifiable n’a été présentée.
Trois femmes désormais menacées d’exécution
Avec ce nouveau verdict, le nombre de femmes condamnées à mort dans des dossiers liés aux manifestations de 2026 s’élève désormais à trois, après les condamnations de Bita Hemmati et d’une autre détenue dont l’identité n’a pas été révélée.
Ces condamnations à mort représentent la phase la plus récente de la campagne intensifiée du régime iranien pour étouffer la contestation. Alors que des informations confirment que des milliers de personnes ont déjà été tuées depuis le début du soulèvement, ces décisions judiciaires servent d’outil sinistre dans une escalade sans précédent de la répression systématique visant les manifestantes et les prisonniers politiques.



















