La justice du régime clérical a condamné à mort quatre nouveaux manifestants arrêtés lors du soulèvement de janvier 2026, ordonnant par ailleurs la confiscation de l’intégralité de leurs biens.
Bita Hemmati et son époux de 34 ans, Mohammadreza Majidi Asl, ainsi que Behrouz Zamaninejad et Kourosh Zamaninejad, ont été interpellés à Téhéran au cours de l’insurrection de janvier 2026.

Bita Hemmati et les trois autres manifestants ont été soumis à la torture et à des interrogatoires avant d’être condamnés à la hâte par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. La sentence a été prononcée par Iman Afshari, l’un des juges les plus tristement célèbres du régime.
Ces condamnations à mort, prononcées par l’appareil judiciaire, visent à contenir la colère publique et à intimider la population afin d’étouffer toute velléité de nouveau soulèvement.
Les quatre détenus sont accusés d’« usage d’explosifs et d’armes », d’« atteinte aux forces déployées sur place », de « jets d’objets tels que des bouteilles, des parpaings et des matériaux incendiaires depuis les toits », de « destruction de biens publics », de « participation à des rassemblements de protestation » et d’avoir « scandé des slogans » dans le but de « troubler la sécurité nationale ». Le régime leur reproche également des liens avec des « groupes hostiles » et l’« envoi de contenus visant à saper la sécurité ».
Entre le 19 mars et le 6 avril, au moins 13 prisonniers politiques, dont sept manifestants arrêtés lors du soulèvement de janvier 2026, ont été exécutés par le régime clérical.
La commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) exhorte les Nations unies et les autres instances internationales compétentes à agir de toute urgence pour sauver la vie des condamnés à mort, en particulier celle des prisonniers politiques et des personnes arrêtées lors du soulèvement.




















