Nahal Ahoo Ghalandari, une jeune femme originaire de Khorramabad, a été abattue par des membres de la milice du Bassidj après avoir, selon plusieurs informations concordantes, célébré la nouvelle de la mort de Khamenei.
Dans la soirée du 28 février, Nahal Ahoo Ghalandari est sortie dans les rues avec plusieurs amis après avoir appris la nouvelle de la mort de Khamenei.
Le groupe s’était rassemblé pour célébrer cette information lorsque des forces du Bassidj les ont confrontés.
Des membres du Bassidj auraient alors ouvert le feu sur le véhicule dans lequel se trouvait le groupe. Au cours de la fusillade, une balle a atteint Ghalandari à la poitrine. Elle a succombé à ses blessures peu de temps après.
Ses amis seraient restés à ses côtés jusqu’à l’arrivée des services médicaux d’urgence, mais les tentatives pour la sauver ont échoué. Plusieurs des personnes qui l’accompagnaient ont été arrêtées sur place par les forces du Bassidj.
Après sa mort, certaines institutions liées à l’État auraient tenté de présenter Ghalandari comme une « martyre ». Sa famille a toutefois rejeté catégoriquement cette qualification.
Deux frères adolescents tués à Fardis, Karaj
Parallèlement, une vidéo diffusée récemment sur les réseaux sociaux montre une scène troublante dans laquelle des forces de sécurité ouvrent le feu sur une voiture à Fardis, dans la ville de Karaj.
Dans cet incident, deux frères adolescents ont perdu la vie : Ahmadreza Feyzi, âgé de 15 ans, et Amirhossein Feyzi, 19 ans.
Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, les deux frères se trouvaient dans une voiture avec leur famille après la diffusion de la nouvelle de la mort de Khamenei. Des témoins affirment qu’après avoir klaxonné dans la rue pour manifester leur célébration, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur leur véhicule. Les deux frères ont été mortellement touchés par balles.

Climat sécuritaire renforcé après la nouvelle de la mort de Khamenei
Ces incidents surviennent dans un contexte déjà extrêmement tendu en Iran, où la société continue de subir une répression intérieure intense, en parallèle des conséquences des tensions militaires et des conflits.
Certains citoyens affirment que, dans ce climat, la population est exposée à la fois à la violence des forces de sécurité et aux effets plus larges de l’instabilité.
La nouvelle de la mort de Khamenei a suscité des réactions contrastées dans différentes régions du pays. Alors que les autorités ont cherché à maintenir le contrôle en renforçant les mesures de sécurité, des informations de presse indiquent que certains citoyens ont exprimé leur célébration dans plusieurs villes.
Des observateurs estiment que ces réactions ont accru l’inquiétude et la colère parmi les responsables gouvernementaux et ont contribué à un durcissement de la répression dans certaines zones. Selon des sources locales, les fusillades mortelles de Khorramabad et de Fardis, à Karaj, se sont produites dans ce climat de répression renforcée.




















