Quatre femmes parmi les combattants de l’OMPI disparus ou détenus depuis le 23 février
L’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI) a rendu publics, ce 12 mars 2026, les noms de ses combattants arrêtés ou portés disparus à la suite de l’attaque menée le 23 février 2026 contre le quartier général du Guide suprême des mollahs, Ali Khamenei.
Afin de protéger les personnes concernées et de prévenir de nouveaux abus, l’OMPI a officiellement transmis cette liste au Rapporteur spécial des Nations Unies ainsi qu’à d’autres autorités internationales compétentes.
Les quatre premiers noms de la liste des personnes déclarées détenues ou disparues depuis le 23 février sont ceux de femmes :
- Zahra Vahdati, 37 ans, née à Téhéran
- Gita Zamanpour, 44 ans, née à Téhéran
- Afsaneh Fard, 46 ans, née à Téhéran
- Flora Seifzadeh, 62 ans, née à Téhéran
- Kaveh Pour-Rostami, 18 ans, né à Khalkhal
- Yasin Yari, 20 ans, né à Karaj
- Ali Kashkouli, 20 ans, né à Téhéran
- Amir (nom de famille non divulgué), 20 ans, né à Téhéran
- Ali (nom de famille non divulgué), 20 ans, né à Téhéran
- Nima Bagherpour, 21 ans, né à Chahr-e Qods
- Sasan Talaei, 21 ans, né à Téhéran
- Mohammad-Sam Mahmoudkhani, 22 ans, né à Varamin
- Kourosh Alvandi, 22 ans, né à Téhéran
- Reza Kavandi, 22 ans, né à Dezfoul (cameraman)
- Sajjad (nom de famille non divulgué), 23 ans, né à Chahr-e Qods
- Ahmad (nom de famille non divulgué), 23 ans, né à Fachafouyeh
- Hassan Ajori, 24 ans, né à Chahriar
- Reza Kalashi, 24 ans, né à Téhéran
- Hossein (nom de famille non divulgué), 24 ans, né à Chahriar
- Hossein (nom de famille non divulgué), 24 ans, né à Karaj
- Hesam Bagheri, 25 ans, né à Téhéran
- Saman Atlasi, 25 ans, né à Téhéran
- Hesam Kalami, 25 ans, né à Téhéran
- Farzad Hassani, 26 ans, né à Téhéran
- Alireza Choubaki, 27 ans, né à Karaj
- Hassan Souri, 28 ans, né à Téhéran
- Hassan Akbarinia, 28 ans, né à Pakdacht
- Siamak Ashtiani, 28 ans, né à Téhéran
- Reza Kermani, 29 ans, né à Fachafouyeh
- Bahram Jamali, 29 ans, né à Téhéran
- Bahram Nafarieh, 29 ans, né à Téhéran
- Ali Saeed Bazmandeh, 30 ans, né à Téhéran
- Amir Nezamfar, 30 ans, né à Téhéran
- Iman Khodaei, 31 ans, né à Téhéran
- Reza-Ali Heydarzadeh, 31 ans, né à Téhéran
- Ali Abbasi, 32 ans, né à Varamin
- Mohsen Nabavi, 32 ans, né à Téhéran
- Masoud Razavi, 32 ans, né à Téhéran
- Masoud (nom de famille non divulgué), 32 ans, né à Téhéran
- Mohammad (nom de famille non divulgué), 32 ans, né à Malard
- Soheil Ahmadvand, 33 ans, né à Téhéran
- Ali-Akbar Saket, 34 ans, né à Téhéran
- Saman Mohammadi, 34 ans, né à Malard
- Amir Ansarifar, 35 ans, né à Téhéran
- Vahid (nom de famille non divulgué), 35 ans, né à Malard
- Behtash Sadeghpour, 35 ans, né à Homayounchahr (cameraman)
- Ahmad Tamouei, 36 ans, né à Téhéran
- Bahram Torki, 36 ans, né à Karaj
- Ehsan (nom de famille non divulgué), 36 ans, né à Malard
- Mohammad Atanik, 37 ans, né à Hechtgerd
- Saeed Davari, 37 ans, né à Karaj
- Belal Tohidlou, 38 ans, né à Robat-Karim
- Mohammad Teymouri, 38 ans, né à Ourmia
- Mohsen (nom de famille non divulgué), 38 ans, né à Hechtgerd
- Mostafa Taheri, 39 ans, né à Téhéran
- Hassan Khosravi, 39 ans, né à Chahrekord
- Behnam Parsa, 40 ans, né à Téhéran
- Ali Gholipour, 40 ans, né à Langaroud
- Mehdi Rahnamoun, 40 ans, né à Téhéran
- Hossein Hassani, 42 ans, né à Karaj
- Hojjat Kalashi, 43 ans, né à Téhéran
- Mohammad-Ali Khanali, 44 ans, né à Téhéran
- Ehsan Lotfi, 44 ans, né à Téhéran
- Mohammad-Taghi Sobhani, 44 ans, né à Racht
- Kazem Kalashi, 45 ans, né à Téhéran
- Mehdi Kalashi, 45 ans, né à Téhéran
- Ahmad Rayat, 45 ans, né à Ghaemchahr
- Hassan Shirkhoda, 45 ans, né à Ghaemchahr
- Amir-Hossein Rezaeifar, 45 ans, né à Téhéran
- Sadegh Jamshidi, 45 ans, né à Téhéran
- Vahid Babarajabi, 45 ans, né à Téhéran
- Ali-Mohammad Lebasi, 45 ans, né à Téhéran
- Ali-Mohammad Hosseini, 47 ans, né à Karaj
- Reza Hosseini, 47 ans, né à Machhad
- Mehdi Gholipour, 47 ans, né à Langaroud
- Ali-Asghar Moghaddam, 48 ans, né à Téhéran
- Mahmoud Hosseini, 50 ans, né à Saveh
- Omid Nornia, 50 ans, né à Téhéran
- Ehsan Fallahi, 51 ans, né à Karaj
- Sohrab Ghamzadeh, 60 ans, né à Lahidjan
- Rasoul Sadati, 66 ans, né à Ghaemchahr
- Ahmad Mokhayyeri, 69 ans, né à Gorgan
Le régime redoute les répercussions nationales et internationales de l’opération
Les autorités iraniennes n’ont divulgué publiquement aucun nom de détenu ou de personne tuée lors de l’opération. L’OMPI affirme que ce silence traduit l’inquiétude du gouvernement face aux éventuelles retombées nationales et internationales de l’incident. Selon l’organisation, cette absence d’information vise à occulter l’ampleur de l’opération ainsi que les failles révélées au sein du système de sécurité du pays.
L’OMPI a appelé le Rapporteur spécial de l’ONU et les représentants des organisations internationales de défense des droits humains à obtenir un accès pour rencontrer les combattants détenus et examiner les corps des victimes.
Dans une annonce distincte datée du 25 février, l’OMPI a précisé que deux cameramans professionnels, chargés de documenter l’opération, sont toujours portés disparus.
Le complexe ciblé au cœur de Téhéran abrite plusieurs institutions clés
Selon un communiqué du quartier général de commandement de l’organisation à l’intérieur de l’Iran, les affrontements ont débuté aux premières heures du lundi 23 février et se sont poursuivis jusqu’à l’après-midi. Lors des combats autour du quartier général de Khamenei, plus de 100 combattants de l’OMPI ont été tués ou arrêtés lors de confrontations avec le corps des Gardiens de la révolution.
Plus de 150 combattants de l’OMPI, qui avaient pris position dans le deuxième périmètre de sécurité entourant le complexe, ont pu se retirer en toute sécurité et rejoindre leurs bases avant minuit, heure de Téhéran, le lundi même.
Le complexe visé par l’opération, connu sous le nom de complexe Motahari, abrite plusieurs institutions stratégiques. Outre le bureau du Guide suprême, il comprend les bureaux et la résidence de Mojtaba Khamenei, le Conseil des gardiens, l’Assemblée des experts, les bureaux centraux du système judiciaire et du ministère des Renseignements, le Conseil suprême de sécurité nationale ainsi que le Conseil de discernement.
D’après le communiqué, l’ampleur de l’opération a permis de frapper l’une des zones gouvernementales les plus fortifiées du pays. Le complexe Motahari s’étend sur une superficie d’environ 620 mètres sur 770 et bénéficie d’une infrastructure de sécurité massive. Près de 8 000 agents, dont des membres du corps de protection Vali-e Amr des Gardiens de la révolution et du corps Ansar al-Mahdi, sont chargés de la surveillance du site.
Le complexe est ceinturé de murs en béton armé de quatre mètres de haut, surmontés de barrières métalliques conçues pour contrer les drones et autres projectiles. Malgré ces dispositifs, les combattants de l’OMPI ont réussi à neutraliser plusieurs caméras de surveillance rotatives à l’aube, avec l’aide de complicités internes au quartier général. Selon certaines sources, les affrontements auraient causé des pertes importantes et entraîné un va-et-vient incessant d’ambulances, sous escorte armée, jusqu’au milieu de la journée.




















