Des retraités de la Sécurité sociale ont organisé une protestation le dimanche 14 février devant le bureau local de la Sécurité sociale à Kermanchah, dans l’ouest de l’Iran.
Les manifestants ont scandé : « Nos tables sont vides de pain, tachées à la place de notre sang », un slogan saisissant qui reflète l’aggravation des difficultés économiques et la colère face à la détérioration des conditions de vie.
Prenant la parole lors du rassemblement, un retraité a prononcé une déclaration au ton particulièrement ferme :
« Les balles qui auraient dû viser les détourneurs de fonds, les voleurs et les corrompus ont été tirées dans la poitrine de nos enfants, des enfants qui sont descendus dans la rue pour exiger un avenir pour eux-mêmes. C’est la voix d’une génération qui n’a plus rien à perdre. »
Lors du rassemblement à Kermanchah, les retraités ont scandé une série de slogans de protestation dénonçant l’injustice et la répression étatique. Parmi eux :
« Cris de protestation, cris de protestation contre toute cette injustice. »
« Le massacre des manifestants est condamné, condamné. »
« Nous avons demandé du pain et la dignité, ils ont répondu à la nation par des tirs. »
Dans une autre intervention adressée à la foule, un second retraité a déclaré :
« Je considère qu’il est de mon devoir, avant toute chose, de présenter mes condoléances aux familles endeuillées, à celles dont les enfants et les proches ont été abattus et qui endurent une immense souffrance psychologique et émotionnelle. J’appelle tous les défenseurs et revendicateurs des droits à se tenir aux côtés de ces familles, non pas dans le silence, mais avec constance et un soutien sans équivoque. »
Les personnes présentes ont répondu par des applaudissements et des expressions de solidarité.




















