La campagne « Mardis contre les exécutions » est entrée dans sa 108e semaine consécutive. Un communiqué récent annonce la poursuite des actions coordonnées contre la peine de mort dans 56 prisons à travers l’Iran. Ce communiqué coïncide avec le 40e jour de commémoration des victimes des manifestations nationales de janvier 2026.
Dans leur déclaration, les membres de la campagne ont exprimé une « solidarité et un soutien indéfectibles » envers le soulèvement du peuple iranien et les familles des victimes. Ils ont confirmé que les prisonniers protestataires ont marqué la journée par des grèves de la faim, signalant leur opposition à ce qu’ils décrivent comme une vague croissante d’exécutions et de peines sévères contre les détenus.
Le communiqué exprime également la sympathie pour les familles qui, selon ses auteurs, « ont décidé de ne pas rester dans le deuil, mais de persister sur le chemin de la victoire ». Il réaffirme l’engagement collectif à une résistance durable contre la peine capitale.
Exposer l’ampleur de la répression et échos des années 1980
Une autre section du communiqué fait référence à la publication de « documents, vidéos et images révélateurs » concernant la répression des récentes manifestations. Selon la campagne, ces éléments mettent en lumière de nouvelles dimensions de la violence d’État.
Les auteurs établissent un parallèle entre les politiques actuelles et les pratiques répressives des années 1980, y compris les exécutions massives de 1988. Ils soulignent que certains aspects de ces événements restent non résolus et insuffisamment investigués.
Convergence croissante avec les manifestations nationales
Depuis les manifestations nationales de janvier 2026, l’ampleur et la visibilité de la campagne « Mardis contre les exécutions » ont fortement augmenté. Le slogan « Non aux exécutions » est devenu une revendication centrale parmi les manifestants et a été largement repris lors des rassemblements et actions de protestation.
Cette convergence montre l’intégration croissante de l’abolition de la peine de mort dans le cadre plus large des revendications sociales et politiques. Des rapports récents indiquent que le slogan a été repris dans des dizaines de villes à travers le pays, des provinces du sud au nord, des centres urbains aux régions frontalières, témoignant de l’extension géographique de cette demande.

Les familles au cœur du mouvement
Les familles de prisonniers politiques condamnés à mort et des victimes des manifestations ont joué un rôle central dans l’amplification de l’impact social de la campagne. Leur présence constante aux rassemblements et leurs revendications anti-exécutions ont ajouté une dimension profondément humaine au mouvement.
En transformant leur deuil personnel en appel collectif à la justice, ces familles ont inscrit la campagne dans le tissu des manifestations nationales. Leur engagement continu a contribué à faire des « Mardis contre les exécutions » un mouvement social structuré et durable.
La continuité hebdomadaire de la campagne, dépassant désormais deux ans, témoigne de la consolidation progressive de l’opposition à la peine de mort dans la conscience politique collective en Iran.




















