Une avocate, le Dr Maryam Arvin, est enterrée après une mort suspecte
Maryam Arvin n’est pas la première détenue à mourir après avoir été libérée de prison.
Le docteur Maryam Arvin a été enterrée aujourd’hui, vendredi 10 février 2023, quatre jours après sa mort suspecte. Ses funérailles ont eu lieu à Sirjan, dans la province de Kerman, dans le sud de l’Iran.
Maryam Arvin, avocate, est décédée deux mois après avoir été libérée de prison, a annoncé l’Association des avocats de Kerman le 7 février. La déclaration n’a pas précisé la raison du décès de Maryam Arvin.
Maryam Arvin a été arrêtée le 26 novembre 2022, lors d’une séance du tribunal de Sirjan. Le président du tribunal a ordonné son arrestation pour avoir fait son travail professionnel de défense de son client.
Le Dr Maryam Arvin a donné des conseils aux familles des manifestants détenus à Sirjan.
Des agents de sécurité ont attaqué Mme Arvin, lui ont arraché son voile et l’ont traînée au sol.

Mme Tayyebeh Nazari, qui enseigne la littérature dans les lycées de Sirjan, a également été arrêtée après être allée s’enquérir de l’état de santé de sa fille.
Le Dr Maryam Arvin et sa mère ont été temporairement libérées sous caution le 13 décembre 2022.
Selon l’oncle du Dr Arvin, elle a été gravement brutalisée lors de son arrestation.
Le Dr Maryam Arvin était une étudiante d’élite devenant avocate à 25 ans et obtenant son doctorat en droit à 28 ans.
Maryam Arvin aurait eu un conflit verbal avec le juge du tribunal révolutionnaire en raison de sa défense des manifestants qui n’avaient pas les moyens d’engager un avocat.
Le bureau du procureur public et révolutionnaire de Sirjan a publié une déclaration aujourd’hui, vendredi 10 février 2023, affirmant que le Dr Maryam Arvin s’était suicidée. Le procureur, Nikvarz, a déclaré qu’elle s’était suicidée en utilisant un médicament.

Maryam Arvin n’est pas le premier cas de détenu décédé après avoir été libéré de prison.
D’autres manifestants se sont également suicidés après avoir été libérés de prison. Parmi eux figurent Yalda Aghafazli, Arshia Imamgholi et Mohsen Jafari-Rad. On ignore si les autorités pénitentiaires les nourrissent ou leur injectent une drogue mortelle avant de les libérer ou s’ils se suicident en raison des tortures qu’ils ont subies en détention.




















