Une prisonnière a été exécutée à la prison de Yassoudj aux premières heures du dimanche 2 août 2026. La détenue a été identifiée comme étant Mahtab Shir-Mohammadi, une femme de 32 ans originaire de Tabriz et mère d’une fille.
Elle avait été arrêtée il y a trois ans sous l’accusation de meurtre, puis condamnée à la peine capitale.
Avec l’exécution de Mahtab Shir-Mohammadi à la prison de Yassoudj, le nombre de femmes exécutées au cours de l’année 2026 atteint désormais 19.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enrgistrées par la Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), au moins 347 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007. De nombreuses femmes exécutées par le régime iranien sont elles-mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Un nombre important d’entre elles ont agi en état de légitime défense.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezeshkian, le régime clérical a exécuté près de 3 970 prisonniers, dont 107 femmes.
Selon les sources du CNRI, pour la seule année 2025, plus de 2 201 exécutions ont été enregistrées en Iran, soit plus du double du nombre d’exécutions pratiquées en 2024 (1 006).
Amnesty International a confirmé dans son rapport annuel que la dictature au pouvoir en Iran a procédé à au moins 2 159 exécutions en 2025, ce qui représente le taux annuel d’exécutions documenté le plus élevé au monde depuis 1981.
Le Comité des femmes du CNRI appelle l’Organisation des Nations Unies et les agences compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits de l’homme, à prendre des mesures efficaces pour mettre fin aux exécutions endémiques en Iran.



















