Kowkab Badaghi, d’ethnie lore et originaire d’Izeh, était inculpée de « propagande contre l’État ». Selon certaines informations, cette sentence est directement liée à son engagement syndical et à ses prises de position en faveur des droits des enseignants et des lycéens.
Dans un communiqué condamnant fermement cette décision, l’Association syndicale des enseignants du Khouzistan a souligné que les professeurs ont systématiquement exprimé leurs revendications professionnelles par des voies pacifiques et légales. L’organisation a réitéré le droit fondamental à une éducation gratuite et de haute qualité, tout en martelant la nécessité d’éliminer toute forme de discrimination au sein du système éducatif national.
Un avertissement face à l’aggravation des crises sociales
L’Association syndicale des enseignants du Khouzistan a par ailleurs averti que la fermeture des voies légales de contestation et la répression des demandes légitimes risquent de creuser les divisions sociales. Pour le syndicat, une telle politique ne peut que favoriser l’émergence de crises sociétales plus profondes en Iran.
L’acharnement contre des figures comme Kowkab Badaghi illustre la volonté du régime clérical d’étouffer tout mouvement social organisé, alors même que le pays traverse des zones de turbulences économiques et politiques majeures.


















