En ce mardi 7 juillet 2026, la lutte contre la peine de mort en Iran franchit une nouvelle étape avec la 128e semaine consécutive de la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran. Des prisonniers politiques incarcérés dans 57 établissements pénitentiaires à travers tout le pays ont observé leur grève de la faim hebdomadaire pour dénoncer l’usage massif de la sentence capitale par le régime clérical.
Ce mouvement, qui s’impose comme la plus vaste et la plus longue action de protestation au sein des prisons iraniennes, continue de s’étendre malgré une pression sécuritaire étouffante, des menaces constantes et des mesures disciplinaires sévères.
Un nombre significatif de grévistes sont des prisonnières politiques purgeant actuellement leurs peines dans le quartier des femmes de la prison d’Evin (Téhéran), de la prison de Qarchak (Varamin), ainsi que dans les quartiers des femmes de la prison de Sepidar (Ahvaz), d’Adelabad (Chiraz), de la prison de Zahedan, de la prison de Yazd et de la prison de Lakan à Racht.
Commémoration du soulèvement étudiant du 9 juillet
Dans son 128e communiqué hebdomadaire, la campagne a commémoré l’anniversaire du soulèvement étudiant du 9 juillet 1999. Le texte rappelle que ces manifestations estudiantines avaient été violemment réprimées par le gouvernement et que l’attaque contre les dortoirs de l’Université de Téhéran est devenue l’un des événements fondateurs de l’histoire du mouvement étudiant en Iran.
Alerte face à l’augmentation des condamnations à mort
Le communiqué met également en garde contre la multiplication des sentences capitales prononcées contre les prisonniers politiques. Il souligne que, la semaine dernière, la prisonnière politique Arghavan Fallahi, détenue au quartier des femmes de la prison d’Evin, a été condamnée à mort au terme d’une procédure judiciaire inique menée sous la pression directe des autorités de sécurité.
Le texte évoque par ailleurs les condamnations à mort infligées à plusieurs personnes arrêtées lors des manifestations nationales de janvier 2026, affirmant que ces sentences ont été prononcées lors de procès injustes visant uniquement à terroriser la société civile.
Appel à une action internationale immédiate
Dans la section finale de sa déclaration, la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran condamne fermement la peine capitale et exhorte les instances internationales ainsi que la communauté mondiale à réagir sans délai face à ce qu’elle qualifie de « catastrophe humanitaire » dans les prisons iraniennes.
Le communiqué note que, dans de nombreux cas, la peine de mort est prononcée à huis clos, suite à des pressions mentales et physiques et à des actes de torture durant la phase d’interrogatoire. La campagne appelle la communauté internationale à exercer une pression réelle pour garantir le respect des principes de la procédure régulière, notamment la tenue de procès publics pour tous les dossiers susceptibles d’aboutir à une condamnation à mort.




















