Les femmes intrépides d’Iran qui ont défié le cœur du régime
Bienvenue dans un nouvel épisode des podcasts de la commission des femmes du conseil national de la résistance iranienne. C’est un plaisir d’être là pour cette nouvelle analyse. Ouais et aujourd’hui on va se pencher sur un document qui est franchement saisissant. C’est un rapport qui date de mars 2026. C’est ça, un rapport qui s’intitule comment les femmes iraniennes façonnent la résistance.
Notre but assumé en explorant ces sources, c’est de mettre en lumière la bravoure, la bravoure indéniable des unités de résistance iranienne.
Et avec un focus très particulier d’ailleurs. Oui, une concentration toute particulière sur l’héroïsme de ces membres féminins. Parce que ce qu’elles font et c’est juste historique en fait. Totalement historique. Et pour bien comprendre l’ampleur de ce courage, il faut vraiment qu’on pose le contexte immédiat de l’époque, on est juste après le soulèvement de janvier 2026.
Et la répression qui a suivi qui était d’une violence inouïe. Et c’est le mot oui. Et tu sais à ce moment-là beaucoup d’observateurs extérieurs pensaient que cette répression meurtrière allait disons, allait étouffer le mouvement. Que les gens allaient rentrer chez eux par peur quoi. Exactement.
Mais le rapport nous montre l’inverse, ça a servi de catalyseur. Le mouvement, il est passé d’une protestation civile avec des manifs dans la rue à une résistance beaucoup plus ciblée. Une résistance clandestine et et à très haut risque. C’est ça. On n’est plus du tout dans la même dynamique.
Mais justement, le terme résistance ciblée, je trouve que c’est un c’est un peu abstrait dit comme ça. Ça peut paraître théorique oui. Du coup, pour que tout le monde comprenne ce changement de cap, il faut qu’on parle de l’opération du 23 février 2026. C’est l’exemple parfait. Or que oui, l’aube du 23 février, un événement sans précédent.
C’est ça. Les unités de résistance de l’OMPI avec l’armée de libération, elles n’ont pas attaqué un petit commissariat de quartier. Elles ont frappé le complexe Mothaari. Le complexe Mothaari, le quartier général central d’Ali Khamenei, rien que ça. Et quand on regarde les détails de site dans les notes, franchement c’est vertigineux.
Si on devait faire une analogie pour notre public, c’est une forteresse médiévale, mais ultra moderne. Ouais, le mot forteresse n’est pas galvaudé. Géographiquement, c’est un monstre. Le site fait 620 mètres sur 770. C’est immense, c’est l’équivalent de combien de terrains de foot ça Des dizaines.
En plein coeur de la capitale, c’est une véritable ville dans la ville et ce n’est pas juste le bureau du guide suprême. Non, y a de tout là-dedans. Il y a les bureaux de Mojtaba Khameneï, le pouvoir judiciaire, le redoutable ministère du renseignement. Et si je me trompe pas, il y a aussi le siège de l’assemblée des experts, c’est ça Tout à fait. C’est l’organe qui est censé choisir le prochain guide suprême.
Donc en gros, ils ont attaqué le système nerveux du régime, la salle d’attente du pouvoir. Mais il y un truc qui me bloque un peu quand je lis ça. Vas-y dis-moi. La sécurité du truc. On parle de murs en béton armé de 4 mètres de haut, de barrières anti drones et surtout et c’est là que c’est fou, il y a 8000 membres du personnel de sécurité.
8000 gardes, ouais, c’est une garnison complète. Mais 8000 soldats et ce n’est pas des agents de sécurité de base. Le rapport mentionne les gardes d’élite Vallier à Hamr et Ansar al-Mahdi. Ce sont les troupes prétoriennes du régime. Les Vallier à Hamr par exemple, leur mission unique, c’est la protection du guide.
Donc c’est des soldats surentraînés. Surentraînés et idéologiquement fanatisés. C’est l’élite de l’élite. Alors ma question elle est simple, comment une unité de résistance aussi courageuse soit-elle arrive à infiltrer un site gardé par 8000 soldats d’élite, normalement on se fait repérer à des kilomètres. C’est là que ça devient fascinant tactiquement.
L’opération ne s’est pas résumée à un assaut frontal aveugle. Il y a eu une planification hallucinante. Avec de l’infiltration. Exactement. À l’aube, juste avant l’attaque, les caméras de surveillance rotative du complexe ont été désactivées.
Aveuglées carrément. Voilà. Et le point clé du rapport, c’est que ça a été rendu possible grâce à l’aide de personnes situées à l’intérieur même du complexe. Attends donc des complicités internes. Des gens de l’intérieur ont aidé la résistance.
C’est exactement ce que ça veut dire. Et ça, c’est un séisme pour le régime. Oui, tes murs de béton de 4 mètres, ils ne servent à rien si le gars chargé de regarder les écrans de sécurité est du côté de la résistance. Ça prouve que l’infiltration touche les plus hautes sphères. Le régime ne peut même plus faire confiance à sa propre garde rapprochée en fait.
C’est le niveau d’organisation de la résistance qui est époustouflant. Complètement. La pourriture du point de vue du régime est dans les fondations mêmes de leur forteresse. Ok, donc l’intérieur était compromis, mais l’assaut de l’extérieur, il est tout aussi dingue. Surtout quand on regarde qui a mené cette opération.




















