Pilar Rojo à la JIF 2026 : le Sénat espagnol soutient à l’unanimité les aspirations du peuple iranien pour un pays libre, démocratique et laïc
Le samedi 21 février 2026, à la veille du 8 mars, Journée internationale des femmes, la Commission des femmes du CNRI a organisé à Paris une conférence internationale intitulée « Le leadership des femmes : un impératif pour un Iran libre et une république démocratique ». Cette rencontre, réunissant des parlementaires, des universitaires, des intellectuelles et des figures politiques de premier plan, a mis en lumière la participation politique et le leadership des femmes comme piliers d’une société démocratique.
Pilar Rojo, présidente de la Commission des affaires étrangères du Sénat espagnol, a participé à cette conférence et y a prononcé le discours suivant :

Pilar Rojo : femmes d’Iran, vous n’êtes pas seules
« Bonjour à toutes et à tous, chères collègues, et aujourd’hui, chères amies et sœurs de lutte. Je salue également toutes les femmes d’Iran qui nous écoutent. C’est un honneur et une immense satisfaction de représenter ici le Sénat espagnol lors de cet événement magnifique en soutien aux femmes iraniennes.
Ces dernières années, au sein de la Commission des affaires étrangères du Sénat, nous avons suivi de près et avec une attention constante la situation des droits humains en Iran. Nous l’avons fait avec préoccupation, mais aussi avec une profonde admiration pour le courage dont fait preuve le peuple iranien dans sa lutte pour la liberté, et tout particulièrement pour le leadership et le sacrifice des femmes iraniennes.
L’année dernière, à l’initiative de notre groupe parlementaire, le Parti populaire (Partido Popular), nous avons promu une résolution au Sénat exhortant le gouvernement espagnol à jouer un rôle beaucoup plus actif dans la défense des droits humains en Iran et dans le soutien aux aspirations démocratiques de son peuple. Cette résolution condamne fermement les violations systématiques des droits humains, et principalement les atteintes aux droits des femmes et des filles par le régime iranien, notamment les exécutions extrajudiciaires, les détentions arbitraires, la torture et la répression des femmes et des minorités. Elle appelle également à la fin des exécutions et à la protection des défenseurs des droits humains.
Notre résolution demande en outre des sanctions fermes contre les responsables de la répression, ainsi que la promotion d’enquêtes internationales sur les crimes contre l’humanité, tels que le massacre de 1988.

Pilar Rojo : un engagement unanime pour un Iran libre, démocratique et laïc
Par ailleurs, notre résolution soutient explicitement le plan en dix points de Mme Maryam Radjavi ainsi que les aspirations du peuple iranien vers un pays libre, démocratique et laïc. Nous soutenons la visibilité internationale croissante de votre mouvement ainsi que ce slogan : “Femmes, Résistance, Liberté”, qui a résonné si fort dans les prisons iraniennes et qui nous a profondément touchés.
Nous avions également demandé que le corps des Gardiens de la révolution islamique soit inscrit sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, une mesure qui a enfin été adoptée, comme cela a été mentionné ici, et dont nous sommes particulièrement fiers au Sénat.
Je tiens à ajouter que, peut-être à la surprise de beaucoup, nous avons réussi à faire voter cette résolution à l’unanimité. Je le souligne car, comme vous le savez, dans le paysage politique espagnol actuel, parvenir à l’unanimité sur une question de politique étrangère relève de l’exceptionnel. Mais lorsqu’il s’agit de dignité humaine et de liberté, il ne peut, et ne doit y avoir aucune division.
Aujourd’hui, je peux vous affirmer que notre engagement se poursuit. Il ne s’agira pas d’une initiative isolée ; nous continuons et continuerons à travailler, à surveiller et à élever la voix par toutes les actions possibles. Car, Madame Maryam Radjavi, nous ne connaîtrons pas de repos et ne resterons pas indifférents tant que la liberté, la démocratie et l’égalité des droits entre les hommes et les femmes ne seront pas devenues une réalité.
Je conclurai en disant : Femmes d’Iran, vous n’êtes pas seules. »




















