ONU Femmes et des experts de l’ONU expriment leur vive inquiétude face à la mort d’écolières à Minab
Dans un contexte d’escalade des tensions militaires au Moyen-Orient et de préoccupations croissantes concernant les conséquences humanitaires du conflit, ONU Femmes a lancé une mise en garde sur les risques graves encourus par les civils, et plus particulièrement par les femmes et les filles.
Dans une déclaration publiée le 3 mars 2026, l’entité des Nations Unies s’est dite profondément alarmée par les frappes militaires contre l’Iran et l’intensification des tensions qui en découle dans l’ensemble de la région. Selon l’organisation, cette situation expose immédiatement les populations civiles, notamment les femmes et les jeunes filles, à un danger imminent.
« Partout dans le monde, les femmes et les filles ont le droit de vivre en sécurité et en paix, à l’abri de la violence et de la discrimination. L’escalade des hostilités perturbe les services essentiels, accroît le risque de violence sexiste et fragilise davantage les organisations dirigées par des femmes ainsi que les premiers intervenants. »

Parallèlement, des experts de l’ONU à Genève ontégalement exprimé leur profonde tristesse dans un communiqué publié le jeudi 6 mars 2026, à la suite d’une attaque contre une école primaire de filles dans la ville de Minab, située dans la province d’Hormozgan, en Iran. L’attaque aurait eu lieu le 28 février 2026, lors d’opérations militaires menées par les États-Unis et Israël.
D’après les informations disponibles, au moins 165 écolières ont été tuées et de nombreuses autres blessées lors de cette frappe. Les experts de l’ONU ont décrit cet événement comme une illustration choquante de l’impact meurtrier des conflits armés sur les civils, en particulier sur les enfants et les étudiants, et ont appelé la communauté internationale à accorder une attention urgente à la protection des populations civiles.
Dans leur déclaration, les experts onusiens ont souligné : « La destruction signalée d’une école et le massacre de jeunes filles dans une salle de classe figurent parmi les exemples les plus flagrants de la manière dont un conflit peut briser l’avenir de jeunes filles en un instant, fauchant non seulement des vies innocentes, mais aussi les espoirs, l’autonomie et les opportunités que l’éducation rend possibles. »

De son côté, la Dre Mai Sato, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Iran, a publié sur le réseau social X : « En cette Journée internationale des femmes, mes pensées vont aux femmes et aux filles d’Iran qui devraient être parmi nous aujourd’hui. Celles qui ont péri dans une frappe de missile contre une école primaire de filles. Celles qui sont détenues, disparues ou décédées en lien avec les manifestations nationales. Il est impératif que leur histoire ne soit pas oubliée. »




















