Elisabetta Zamparutti à la IDW 2026 : le courage des femmes de la Résistance iranienne qui sacrifient leur vie pour la liberté
Le samedi 21 février 2026, à la veille du 8 mars, Journée internationale des femmes, la Commission des femmes du CNRI a organisé à Paris une conférence internationale intitulée « Le leadership des femmes : un impératif pour un Iran libre et une république démocratique ». Cette rencontre, réunissant des parlementaires, des universitaires, des intellectuelles et des figures politiques de premier plan, a mis en lumière la participation politique et le leadership des femmes comme piliers d’une société démocratique.
Elisabetta Zamparutti, membre de l’association « Ne touchez pas à Caïn » (Hands Off Cain), a participé à cette conférence et y a prononcé le discours suivant :
Elisabetta Zamparutti : s’opposer fermement au remplacement d’une dictature par une autre
« Chers amis, je suis aujourd’hui émue aux larmes. Je suis émue aux larmes en vous regardant et en étant ici avec vous, des femmes si éminentes. Je suis émue aux larmes par votre discours empreint de clarté, chère Maryam Radjavi. Mais je suis aussi, et avant tout, émue par le courage des femmes de la Résistance iranienne à Achraf-3.
Je suis touchée parce que vous êtes encore capables d’offrir votre vie pour la liberté, dans un monde où, au mieux, nous n’offrons que notre liberté pour préserver notre confort de vie. C’est là une différence fondamentale, et vous êtes un véritable exemple. Vous êtes aussi un modèle de résistance face au conformisme antidémocratique de ceux qui pensent qu’il est possible de remplacer le turban des mollahs par la couronne du chah.
Je tiens également à souligner que les chiffres de participation aux manifestations de soutien au chah à Munich, Toronto et aux États-Unis sont truqués, car en réalité, les participants sont dix fois moins nombreux, comme l’a révélé un journal allemand il y a quelques jours dans une enquête publiée sur le sujet.
C’est comme si le peuple iranien n’était qu’un pion dans un jeu de hasard, privé du droit de regarder vers l’avenir et de progresser, avec pour seul devoir de reculer et de retourner vers le passé. À cet égard, je tiens à dire que Pahlavi représente les ténèbres du passé, tant par les propos cités par Carla Sands dans son entretien que par ce qu’il a déclaré lors d’une récente conférence de presse tenue en juin 2025 à Paris, affirmant être en contact direct avec les gardiens de la révolution et les considérant comme des hommes courageux.
Dans ce contexte, je souhaite également ajouter que des vidéos truquées sont actuellement produites pour simuler un soutien au chah en Iran. Ces vidéos mensongères circulent également dans nos pays, et nous devons y être particulièrement attentifs. Je sais aussi que lors des récentes manifestations en Iran, des groupes de bassidjis tentent de diviser la population en criant des slogans en faveur du chah, utilisant ce stratagème pour semer la confusion parmi ceux qui scandent “À bas Khamenei”.
C’est un point que nous devons méditer dans un monde où le pouvoir semble n’être perçu qu’à travers les rapports de force violents. Au contraire, je crois que le véritable pouvoir réside dans la force humaine des relations, telles que celles que nous entretenons ici. C’est l’arme la plus puissante contre le régime et pour la liberté de l’Iran, du peuple iranien, mais aussi pour notre propre liberté.
Je suis convaincue qu’en tant que femmes, nous possédons cette force supplémentaire concernant les droits des femmes, les droits que nous revendiquons et la méthode que nous soutenons pour leur affirmation. Et cette méthode est la vôtre, Maryam Radjavi, à travers le plan en dix points pour un Iran libre et démocratique. »

Elisabetta Zamparutti : se tenir aux côtés de la vérité à un moment charnière de l’histoire
« Nous devrions toujours chercher à discerner avec précision où se trouve la vérité et où se trouve le mensonge en ce moment historique. Je suis profondément impressionnée par les détenus qui, dans 56 prisons en Iran, observent chaque mardi une grève de la faim pour dire “Non à la peine de mort”, “Non à la répression”, “Non à l’oppression”.
Nous devons être à leurs côtés. Chaque mardi, je participe à cette grève de la faim parce que je veux me sentir solidaire avec eux. Après cette rencontre merveilleuse, pleine d’énergie et de déclarations chaleureuses, je voudrais nous inviter tous à faire de notre mieux auprès de nos gouvernements respectifs pour obtenir que Maryam Radjavi soit reconnue comme une interlocutrice politique officielle.
C’est la voie principale pour changer de régime et obtenir enfin un Iran libre et un Moyen-Orient stable. Car l’Iran n’est pas un facteur de stabilité, il est le principal facteur d’instabilité dans tout le Moyen-Orient et, j’oserais dire, dans le monde entier. »




















