Sarvnaz Chitsaz : les femmes et les hommes d’Iran aspirent à la liberté, à l’égalité et à la justice ; leur message est clair : ni chah, ni mollah
Le samedi 21 février 2026, à la veille de la Journée internationale des femmes, la Commission des femmes du CNRI a organisé à Paris une conférence internationale intitulée « Le leadership des femmes : un impératif pour un Iran libre et une république démocratique ».
Cette conférence, à laquelle ont participé des parlementaires, des universitaires, des intellectuelles et d’éminentes figures politiques, s’est concentrée sur la participation politique et le leadership des femmes en tant qu’éléments décisifs d’une société démocratique.
La conférence a débuté par une allocution de Mme Sarvnaz Chitsaz, présidente de la Commission des femmes du CNRI, dont voici le texte :

Sarvnaz Chitsaz : l’avenir de l’Iran n’est ni la monarchie ni la dictature religieuse, mais une république libre et égalitaire fondée sur la volonté du peuple
Distingués invités,
Chères sœurs, chers amis et sympathisants de la Résistance iranienne,
Je vous souhaite à toutes et à tous la plus chaleureuse des bienvenues. Je suis profondément honorée et reconnaissante de la présence de chacun d’entre vous à cette conférence des femmes de 2026.
Je tiens à remercier tout particulièrement mes chères sœurs des associations de femmes iraniennes qui ont voyagé de près ou de loin pour se joindre à nous aujourd’hui.
Je suis également profondément reconnaissante envers Mme Maryam Radjavi pour sa présence parmi nous. J’ai aussi l’honneur d’annoncer que nos chères sœurs d’Ashraf-3 se joignent à nous pour cette réunion. Je leur adresse mes salutations et mes respects, et je suis véritablement ravie et fière de les voir à nos côtés.
Chers amis,
Cette année, nous marquons la Journée internationale des femmes dans des circonstances déchirantes. Lors du soulèvement de janvier, des milliers de femmes, d’hommes et de jeunes ont été massacrés dans les rues par les forces du régime.
À ce jour, l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI) a publié les noms de 2 411 martyrs, dont 259 femmes et 174 adolescents et enfants. Ces chiffres témoignent d’un crime de masse.
Plus inquiétant encore est la manière dont le régime a tenté de dissimuler ces actes en coupant l’accès à Internet et en imposant un black-out total sur l’information.
Nous avons déjà connu cela dans les années 1980, en particulier lors du massacre des prisonniers politiques de 1988. À l’époque, le monde n’a pas pleinement perçu ce qui arrivait au peuple iranien et à l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran. Mais permettez-moi de le dire clairement : nous n’oublions ni ne pardonnons ces crimes.
Ce régime misogyne croit pouvoir briser le peuple iranien par la peur, les tueries, les arrestations massives, les prisons secrètes, la torture et les condamnations à mort. Le régime pense qu’en exhibant des sacs mortuaires et en semant la terreur, il peut réduire une nation au silence.
Pourtant, notre lutte n’a pas commencé en janvier dernier. Elle a débuté le 20 juin 1981. Depuis des décennies, notre peuple endure la souffrance, le sacrifice et le sang versé. Aujourd’hui, nous sommes plus proches que jamais de la fin de ce long chemin, une voie qui mène à la liberté.
Dans chaque soulèvement, malgré une répression brutale, le peuple iranien, les femmes, les hommes, les jeunes et les anciens, n’ont exigé qu’une chose : la liberté, la justice, l’égalité et la fin de toutes les formes de dictature. Leur message est simple et clair : ni chah, ni mollah.
L’avenir de l’Iran ne réside pas dans un retour à la monarchie, pas plus qu’il ne réside dans l’actuelle dictature religieuse. L’avenir de l’Iran repose sur la liberté, l’égalité et une république fondée sur la volonté du peuple.
Et à ceux qui croient pouvoir s’approprier un siècle de lutte du peuple iranien pour la liberté, y compris le fils de l’ancien chah, que les choses soient claires : le peuple iranien a déjà apporté sa réponse. Lors du soulèvement de 2019, ils ont scandé : « À bas l’oppresseur, qu’il soit chah ou guide suprême ».
Le régime est sur une pente descendante. La lutte continue.
Le temps est venu pour que toutes les forces dictatoriales dépassées, qu’elles appartiennent au passé ou au présent, soient reléguées à l’histoire. La véritable résistance du peuple iranien, représentée par l’Organisation des Moudjahidines du Peuple et le Conseil national de la Résistance iranienne, offre une voie d’avenir claire et concrète.
À travers le plan en dix points de Maryam Radjavi, nous voyons une véritable vision pour la démocratie, l’égalité et une république démocratique.




















