La grande manifestation des Iraniens épris de liberté s’est tenue à Munich, le vendredi 13 février 2026, sur l’Odeonsplatz, en marge de la Munich Security Conference. Le principal slogan des manifestants était : « Ni Shah ni mollah, renversons la dictature cléricale et instaurons une république démocratique en Iran. »
Cette manifestation a été l’expression de la volonté de fer du peuple iranien de recouvrer sa souveraineté nationale et a souligné le lien entre la sécurité mondiale et la réalisation de la liberté et de la justice en Iran. La tenue de ce rassemblement parallèlement à la Conférence de Munich sur la sécurité met en lumière une vérité essentielle : une sécurité qui ne tient pas compte de la voix du peuple iranien opprimé est dénuée de sens et ne devient qu’un mirage diplomatique.
Mme Maryam Manouchehri figurait parmi les intervenants de cet événement. Son discours était le suivant :
Maryam Manouchehri : La Conférence de Munich doit reconnaître le droit du peuple iranien à déterminer son propre avenir
Mesdames et Messieurs, chers participants à la Conférence de Munich sur la sécurité,
À la lumière des manifestations de dizaines de milliers de personnes samedi dernier à Berlin, et auparavant à travers le monde, une chose devient claire : ces rassemblements expriment un consensus sans précédent et un « non » ferme à toute forme de dictature, qu’elle soit monarchique ou religieuse. Car toutes deux signifient répression, absence de liberté et exploitation.
Depuis des années, nous manifestons ici pour avertir que les dirigeants actuels ne représentent pas le peuple iranien, pas plus que les monarchistes. Le peuple iranien rejette tout retour au passé. Il veut façonner lui-même un avenir démocratique et pluraliste. Une république démocratique avec l’ensemble des ethnies et des minorités religieuses.
Aujourd’hui, nous voulons adresser un message clair à cette conférence : l’invitation de représentants des anciennes structures autoritaires, y compris le fils de l’ancien Shah, est perçue comme un mépris pour la lutte historique du peuple iranien pour la liberté. Le peuple iranien a déjà surmonté cette dictature et rejette résolument tout retour en arrière.
L’avenir de l’Iran ne peut résider ni dans la restauration des régimes du passé, ni dans la poursuite du régime religieux actuellement au pouvoir. Il est tout aussi clair que le peuple iranien ne veut pas la guerre. Il ne veut pas d’intervention militaire étrangère. Un changement durable ne peut être imposé ; il doit émerger de la société elle-même.
Ce que les Iraniens demandent, c’est la reconnaissance internationale de leur quête légitime de liberté, de démocratie, de droits humains et d’autodétermination politique. Lorsque cette conférence aborde la stabilité au Moyen-Orient, elle ne peut pas se contenter de parler des gouvernements ; elle doit aussi écouter la voix des peuples.
La véritable stabilité ne naît pas de l’apaisement des régimes autoritaires, mais du soutien à ceux qui luttent pour la liberté, l’État de droit et la participation démocratique.
Le National Council of Resistance of Iran, représenté par Mme Maryam Rajavi en tant que présidente élue, est la seule véritable alternative pour l’Iran. Il ne lutte pas pour le pouvoir, mais pour une vie digne pour le peuple iranien, pour les droits humains, pour l’État de droit et les valeurs démocratiques.
Notre revendication centrale à l’adresse de la Conférence de Munich est donc la suivante :
Reconnaître le droit du peuple iranien à déterminer son propre avenir.
Se tenir aux côtés du peuple iranien et du Conseil national de la Résistance iranienne en tant que représentants d’un Iran libre et démocratique.
Mettre fin à la politique d’apaisement qui légitime ou minimise les structures autoritaires.
Reconnaître qu’un retour à la monarchie et une intervention militaire ne constituent pas des solutions pour l’Iran.
Reconnaître le mouvement de résistance organisé du Conseil national de la Résistance iranienne et la lutte légitime des Unités de résistance contre le régime.
Travaillons ensemble pour que ces voix soient entendues.
Je vous remercie.




















