Le mardi 3 février 2026, des étudiants en médecine de l’Université des sciences médicales de Chiraz ont poursuivi leur sit-in de protestation pour le quatrième jour consécutif, malgré une forte présence sécuritaire et une surveillance étroite exercée par les services de sécurité de l’université.
En rendant hommage aux victimes des manifestations nationales, les étudiants ont exigé la libération des médecins et des personnels de santé détenus, poursuivis, selon eux, pour avoir simplement accompli leur devoir humanitaire.
Parmi les slogans scandés lors des rassemblements à Chiraz figuraient :
« Les étudiants emprisonnés doivent être libérés »,
« Les médecins honorables doivent être libérés »,
« Un étudiant peut mourir, mais n’acceptera pas l’humiliation »,
et « Par le sang de nos camarades tombés, nous tiendrons jusqu’au bout ».

Ces slogans ont mis en évidence la convergence croissante entre les revendications étudiantes, le mouvement plus large en quête de justice et les manifestations populaires en cours à travers l’Iran.
Le même jour, un groupe d’étudiants en odontologie de la faculté de médecine dentaire de l’Université de Tabriz a organisé un rassemblement et un sit-in de protestation pour dénoncer la répression et l’arrestation d’étudiants manifestants.
Au cours de cette mobilisation, les étudiants ont également tenu une cérémonie commémorative en hommage aux personnes tuées lors des manifestations nationales de janvier 2026 et ont appelé à la libération immédiate des étudiants détenus, y compris ceux de l’Université de Tabriz. Ce sit-in faisait suite à une manifestation précédente organisée dans la même faculté le dimanche 1er février, au cours de laquelle les mêmes revendications avaient été exprimées.


Par ailleurs, des étudiants en médecine de l’Université Azad de Mashhad ont également organisé un rassemblement de protestation le mardi 3 février, réclamant justice pour leurs camarades tués par les forces de sécurité lors des manifestations nationales de janvier 2026.




















