Le 30 août, une conférence intitulée « Soulèvement de l’Iran contre le régime des mollahs » s’est tenue à la Mairie du 17e arrondissement de Paris.
Cette conférence a été organisée pour marquer l’anniversaire du massacre de 1988 des prisonniers politiques et a de nouveau mis en lumière, devant l’opinion publique mondiale, l’un des crimes les plus catastrophiques de l’histoire contemporaine de l’Iran.
Les intervenants à ce rassemblement ont souligné la nécessité de rechercher la justice, de poursuivre la résistance du peuple iranien contre la dictature religieuse, ainsi que l’urgence d’un soutien international à cette résistance.
Mme Niloufar Azimi, membre de la Résistance iranienne, a pris la parole et a partagé son histoire personnelle et familiale comme exemple de répression et de fermeté face au régime des mollahs.
Je m’appelle Niloofar Azimi, et je suis membre de la Résistance iranienne.
J’ai grandi dans une famille de résistants et de soutien à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran. Mon enfance sous le régime des mollahs s’est déroulée sous la menace permanente de la prison.
L’histoire de ma mère : de la prison à la maladie et à la resilience
Aujourd’hui, je voudrais parler de ma mère, Fatemeh Ziaie Azad. Elle est diplômée en gestion commerciale. Elle fait partie des survivantes des terribles unités spéciales destinées à anéantir les femmes dans les prisons.
Le 7 août, les forces de sécurité ont attaqué notre maison pour l’arrêter pour la septième fois. Elle avait été arrêtée pour la première fois le 20 juin 1981.
Ma mère a passé au total 13 ans dans les prisons du régime. À cause des tortures, elle a développé une sclérose en plaques qui, aujourd’hui, est bien avancée.
Cette année, un médecin a confirmé qu’elle ne pouvait plus physiquement rester en prison, et elle a été libérée. Mais elle a de nouveau été arrêtée.

Histoire familiale de la répression : père, oncle et cousin
Mon père, spécialiste en informatique, a été emprisonné sous le chah et les mollahs.
Mon oncle, Saïd Azimi, a été tué par le régime du chah.
Ma cousine, Nastaran Azimi, a été tuée à 23 ans, en 2011, lors d’une attaque contre la cité d’Achraf en Irak par les agents du régime.
De l’époque du chah à la dictature religieuse, les Moudjahidine du peuple et leurs partisans ont toujours été réprimés, parce que les dictateurs savent que cette organisation est contre toutes les formes de dictature. Cette résistance a donné 120 000 martyrs pour la liberté sous la dictature religieuse.
Un message au-delà d’une tragédie personnelle
Ce qui arrive à ma famille n’est pas seulement une tragédie personnelle, mais montre aussi que le régime redoute les Moudjahidine du peuple et la Résistance.
Aujourd’hui, je voudrais vous demander, à vous qui m’écoutez :
1-Demander à tous les gouvernements, surtout au gouvernement français, de faire stopper ces crimes. Les paroles ne suffisent pas. Il faut des mesures urgentes.
2-Transmettez ce message au monde : les Moudjahidine du peuple sont l’espoir des Iraniens pour la liberté et la démocratie en Iran, et ils méritent le soutien de tous.
Merci beaucoup




















