Rassemblées à Paris – Le samedi 8 février 2025, à l’occasion du 46e anniversaire du renversement de la dictature du chah, des dizaines de milliers d’Iraniens et de sympathisants du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) se sont rassemblés à Paris pour un grand rassemblement et une marche.
Les manifestants ont réclamé un changement de régime en Iran et l’instauration d’une république démocratique. Leurs appels se sont concentrés sur la nécessité d’une position internationale ferme à l’égard du régime iranien, notamment pour mettre fin aux exécutions, notamment en mettant l’accent sur la situation des prisonniers politiques. Ils ont également dénoncé la prise d’otages de ressortissants étrangers par le régime et ont demandé leur libération immédiate.
Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, s’est adressée au rassemblement par vidéo en tant qu’oratrice principale. Elle a été rejointe par d’éminentes personnalités, dont Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge, et Ingrid Betancourt, ainsi que des membres de l’Assemblée nationale et du Sénat français. Des spécialistes iraniens travaillant avec le CNRI, des représentants de 320 associations iraniennes en Europe, en Amérique du Nord et en Australie, ainsi que des membres des communautés kurde, baloutche et arabe ont également participé à l’événement. Les femmes et les jeunes étaient particulièrement présents, y compris ceux qui n’ont jamais été en Iran mais qui soutiennent activement l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI) et le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).

Maryam Radjavi a souligné la contribution des femmes au renversement du chah
Dans son discours, Mme Radjavi a rendu hommage à la révolution antimonarchique du peuple iranien de 1979 et a réaffirmé sa détermination inébranlable à renverser le régime des mollahs. Elle a déclaré : « Ni chah, ni cheikh, vive la révolution démocratique du peuple iranien ! Une autre révolution est en cours. » Lors de la révolution de 1979, notre peuple a renversé la dictature monarchique. Aujourd’hui, nous nous levons pour démanteler l’autocratie religieuse et instaurer une révolution démocratique.
Mme Radjavi a souligné la contribution essentielle des femmes, établissant un parallèle entre la révolution de 1979 et le mouvement actuel pour le changement démocratique. « Dans cette révolution, les femmes ont courageusement pris part au soulèvement, mais elles ont été récompensées par la discrimination, l’oppression et le port obligatoire du voile.
Aujourd’hui, une révolution est en train de se dérouler, qui va dans le sens d’une participation active et égale des femmes à la direction politique. Là où la tyrannie monarchique a été supplantée par le despotisme clérical, nous nous efforçons maintenant de forger une société où la religion et la gouvernance sont distinctes, et où toutes les ethnies – des Kurdes aux Arabes en passant par les Baloutches et les Turkmènes – peuvent jouir des libertés qui leur reviennent de droit.
Elle a également souligné que le droit fondamental du peuple iranien à résister à la tyrannie est inscrit dans le préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle a exhorté la communauté internationale à reconnaître la légitimité du peuple iranien et des unités de résistance dans leur lutte pour renverser le régime et a appelé à mettre fin aux politiques d’apaisement.

Un appel à l’Occident : Fini l’apaisement
Les manifestants ont adressé un message clair aux gouvernements occidentaux : « Depuis 46 ans, ce régime constitue la plus grande menace pour la paix et la sécurité mondiales, propageant le terrorisme, le bellicisme et les prises d’otages. L’apaisement n’a fait qu’enhardir les mollahs, les rendant encore plus dangereux ». La résolution exigeait :
– La désignation du Corps des gardiens de la révolution (CGR) comme organisation terroriste,
– La reconnaissance de la lutte des unités de résistance pour un changement de régime,
– le conditionnement de toute négociation avec le régime à l’arrêt des exécutions, de la torture et du terrorisme.
Un Soutien mondial à la manifestation
Avant le rassemblement, une cinquantaine d’anciens dirigeants mondiaux, de législateurs et de personnalités d’Europe et d’Amérique du Nord ont exprimé leur soutien. Ils ont approuvé la lutte du peuple iranien contre le régime clérical actuel et la dictature de l’ancien chah, en plaidant pour une république démocratique et en soutenant le plan en dix points de Maryam Radjavi. Jean-Claude Juncker, ancien président de la Commission européenne, figure parmi les signataires.





















