CNRI Femmes – Mettre en œuvre la loi sur les tarifs des soins infirmiers en Iran, c’était le motif pour lequel un groupe d’infirmières a organisé une manifestation devant le parquet de la ville d’Ispahan le 21 mai 2020. Elles ont renouvelé leurs demandes au gouvernement concernant cette loi sur les tarifs, adoptée en 2007, qui limite notamment le nombre d’heures supplémentaires que l’on peut imposer aux infirmières.

Les infirmières de la province de Guilan ont organisé un rassemblement de protestation devant le siège de la faculté des sciences médicales locale, le 20 mai 2020, pour réclamer un emploi officiel. Après l’épidémie de coronavirus, le secteur privé a embauché des infirmières avec des contrats de 89 jours, un CDD qui ne respecte pas les droits des infirmières.
Les infirmières brandissaient des pancartes et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Nous avons servi trois mois sans salaire, sans assurance ni contrat ».

En 2019, Ibrahim Mohammadi, responsable des relations internationales du système de soins infirmiers, a déclaré : « Le projet de loi sur les tarifs des soins infirmiers a été adopté par le Parlement il y a 11 ans, mais il n’a pas encore été mis en œuvre. Ce projet de loi est bénéfique pour la société, les malades et les infirmières – plus les infirmières sont motivées pour travailler, plus la qualité des soins s’améliore » (Agence de presse ISNA – 14 janvier 2019).
Avec la mise en œuvre de cette loi, les infirmières pourront faire des factures, et les patients pourront payer les services médicaux qu’ils reçoivent sans avoir à obtenir l’approbation d’un médecin. En outre, 70 % des revenus provenant de services supplémentaires iraient aux infirmières. Pour l’essentiel, les revenus des infirmières doubleraient et leur efficacité triplerait.
Une centaine de types de services médicaux sont fournis directement par les infirmières ; les médecins doivent toutefois apposer leur cachet sur les factures.
Si un patient se blesse à la main et qu’une infirmière (par opposition à un médecin) traite et panse la main, le patient paie un tarif moins élevé.
Les compagnies d’assurance paieraient également moins cher ces traitements aux hôpitaux, et les salaires des infirmières augmenteraient (L’agence de presse IRNA – 22 décembre 2013).




















