CNRI Femmes – Douze prisonnières politiques ont écrit une lettre de protestation contre la répression des détenues politiques la maison d’arrêt d’Evine de Téhéran.
En voici la teneur :
« Du 21 décembre 2019 au 26 décembre 2019, un groupe de nos détenues a organisé un sit-in de protestation au Bureau politique de la prison d’Evine pour marquer le 40e anniversaire de la mort des manifestants de novembre. Malheureusement, leur protestation pacifique a été sévèrement sanctionnée et réprimée par les autorités carcérales. Mme Narguesse Mohammadi a été extraite de sa cellule sous prétexte de rencontrer son avocat, puis les forces de sécurité l’ont transférée à la prison de Zandjan sur ordre des autorités pénitentiaires. Selon les autorités de la prison, Atena Daemi a été transférée au quartier 2A de la prison d’Evine le 26 décembre 2019. Nous, un groupe de prisonnières politiques et de conscience du quartier des femmes de la prison d’Evine, sommes préoccupées par la situation de nos codétenues et exprimons notre protestation contre l’éloignement, le transfert et tout autre traitement similaire à l’égard des prisonnières politiques et demandons le retour de nos codétenues. »
La lettre datée de janvier 2020 est signée par :
Yasaman Aryani
Aras Amiri
Maryam Akbari-Monfared
Leila Hosseinzadeh
Soheila Hejab
Monireh Arab-Shahi
Negin Ghadamian
Saba Kord-Afshari
Mojgan Keshavarz
Samine Maghsoudi
Neda Naji
Samaneh Norouz-Moradi
Par ailleurs, aucune information n’est disponible sur la situation d’Atena Daemi depuis son transfert au Centre de détention des renseignements des gardiens de la révolution, connu sous le nom de quartier 2A. Sa famille a également été fait des recherches auprès de différents services et n’a reçu jusqu’à présent aucune réponse. Atena Daemi a annoncé, lors d’un appel téléphonique à sa famille le 31 décembre 2019, qu’elle était transférée au quartier 2A de la prison d’Evine. La situation d’Atena est grave et son médecin avait demandé une hospitalisation immédiate et d’urgence. Son père a dit : « Au lieu de l’hôpital, ils ont transféré ma fille en isolement. »
Nouvelles brèves sur des militantes des droits
La militante syndicale Parvine Mohammadi a été emmenée dans un hôpital à l’extérieur de la prison avec des menottes et a été ramenée en prison sans examen médical. Parvine Mohammadi a glissé sur le sol glacé en se rendant à l’atelier de la prison le 3 janvier 2020 et souffre de blessures à la tête, d’une vision trouble et de maux de tête.
Par ailleurs, le 4 janvier 2020, Anisha Assadollahi, une militante syndicale arrêtée pour la Journée internationale du travail, a de nouveau été convoquée au Parquet de la prison d’Evine et incarcérée dans cette prison.
Zohreh Assadpour, une militante des droits des femmes, a également été arrêtée par les forces de sécurité à Rasht le 4 janvier 2020.




















