CNRI Femmes – Parvaneh Hossein-Panahi a été convoquée par les services de renseignement de Sanandaj et interrogée le 29 avril 2019.
Parvaneh Hossein-Panahi est la sœur du jeune prisonnier politique kurde Ramine Hossein-Panahi qui a été exécuté l’année dernière en Iran. Mme Hossein-Panahi a été convoquée parce qu’elle cherchait à connaître le lieu d’inhumation de son frère. Des agents des services de renseignement l’ont mise en garde et lui ordonnée d’arrêter de chercher la tombe de son frère.
Parvaneh Hossein-Panahi a déjà été condamnée à cinq ans de prison avec sursis pour avoir donné des interviews aux médias étrangers et pour « propagande contre l’Etat ».
La fille de 25 ans de Parvaneh Hossein-Panahi, Nishtman, s’est suicidée le 1er mai 2018, sous la pression de ces mêmes services de renseignements de Sanandaj et après avoir appris l’imminence de l’exécution de son oncle.
Les services de renseignement avait fait pression sur Nishtman pour qu’elle coopère contre sa propre famille. Ils avaient convoqué son mari pour le pousser à divorcer de Nishtman. Mais le couple a refusé de coopérer avec les services de renseignement. Le mari de Nishtman, Ahmad Hossein-Panahi, purge une peine de cinq ans de prison.
Les service de renseignement de Sanandaj ont également fait pression sur la famille Hossein Panahi pour qu’elle s’abstienne de diffuser ces informations et à l’époque pour qu’elle célèbre les funérailles de Nishtman en privé.
Mme Sharifeh Zarrini (Dayeh Sahrifeh), mère du prisonnier politique Ramin Hossein-Panahi, avait écrit une lettre ouverte le 24 mai 2018 à Federica Mogerini, chef de la politique étrangère de l’UE, lui demandant instamment de demander la révocation de la peine capitale pour son fils dans ses négociations avec le régime iranien. Mais les supplications des mères de prisonniers politiques kurdes et les appels répétés de l’opinion publique iranienne et des organisations internationales des droits humains étaient restés lettre morte ; le régime des mollahs a pendu Ramin Hossein-Panahi, 24 ans, Zaniar Moradi, 30 ans, et Loghman Moradi, 32 ans, le 8 septembre 2018. Les trois prisonniers politiques étaient en grève de la faim sèche depuis plusieurs jours lors de leur exécution.



















