CNRI Femmes – La maltraitance des enfants a augmenté de 10 % dans la province du Khorassan-rord, dans le nord-est de l’Iran en l’espace d’un an, ciblant surtout les filles.
Dans un entretien accordé à l’agence de presse ISNA le 16 avril 2019, Ali Akbar Sahranavard, sous-directeur du Département de la protection sociale de la province du Khorassan-nord, a annoncé : “En 1397 (mars 2018 – mars 2019), la maltraitance a visé des enfants de 5 à 11 ans, soit 10 % de plus que l’an dernier. Les filles représentaient la majorité des victimes de maltraitance.”
Il a expliqué que les formes les plus courantes de violence envers les enfants dans la province étaient d’abord la négligence et ensuite la violence physique.
« Si la vie de l’enfant maltraité n’est pas en danger, il ou elle continuera à vivre avec sa famille et les psychologues, conseillers et travailleurs sociaux continueront à suivre le cas de l’enfant et de sa famille, a ajouté Sahranavard. Mais si la vie de l’enfant est en danger, il est remis à la Protection sociale sous mandat judiciaire. »
Le projet de loi sur la protection de l’enfance est toujours en suspens après dix ans d’attente, constamment renvoyé entre le Parlement et le Conseil des gardiens. Entre-temps, au cours des dix dernières années, de nombreux enfants ont été victimes de viols, d’abus physiques et de harcèlement.
Dans un entretien accordé à l’agence de presse Fars, Reza Jafari, directeur des Urgences sociale, a déclaré : « Selon les statistiques recueillies par les Urgences sociale, la maltraitance des enfants, la violence domestique contre les femmes, les abus envers les personnes âgées et les suicides sont les quatre premiers fléaux sociaux en Iran. »
98 % des cas renvoyés aux urgences sociales sont des femmes victimes de violence de la part de leur mari. Selon ce responsable, 15 pour cent de ces femmes ont fait des études supérieures.
M. Jafari a conclu en disant que le nombre d’enfants et de conjoints victimes de violence et de tentatives de suicide a augmenté de 25 % au cours des deux dernières années. (Agence de presse Fars du 14 avril 2019)



















