CNRI Femmes – La troisième journée de grève et de sit-in des enseignants en Iran s’est poursuivie le mardi 5 mars dans plus de 30 villes du pays.
Les enseignants ont affiché des pancartes soulignant leurs revendications, y compris la libération de leurs collègues emprisonnés. Dans certaines écoles, en particulier les écoles de filles, les élèves ont manifesté leur soutien à la grève nationale des enseignants.
Le journal Asharq Al-Awsat a rapporté la nouvelle du sit-in et de la grève nationale : « Les enseignants iraniens ont commencé leur grève de trois jours dans plus de la moitié des provinces iraniennes en protestation contre l’incapacité du gouvernement à répondre à leurs demandes et contre leurs conditions de vie déplorables. »
Pendant ce temps, le mardi 5 mars, le site Fararu, géré par l’État, citait le ministre de l’Éducation au sujet des sit-in et des grèves et écrivait : “A court terme, nous ne pouvons pas résoudre les problèmes découlant de cette situation. Certains de mes collègues protestent et se plaignent. Cette méthode de protestation, même dans une seule école du pays, est une mesure anti-éducationnelle. La méthode de protestation laisse un mauvais exemple pour les élèves qui voient leur professeur s’asseoir dans un bureau de l’école et qui ne va pas en classe, et dans la pratique, nous nous comportons en fait contre la justice.” (Le site de l’Etat Fararu – 5 mars 2019)
Par ailleurs, les employés d’Edalat Stocks Co. ont organisé une manifestation devant le bâtiment de la privatisation à Téhéran pour la troisième journée consécutive le mardi 5 mars 2019.
Un groupe de retraités a organisé un rassemblement de protestation devant le bâtiment du Conseil des gardiens à Téhéran le mardi 5 mars 2019.
Le même jour, un groupe de clients escroqués par la Shady Gold Company s’est rassemblé devant le bâtiment judiciaire à Téhéran pour protester contre le refus de la compagnie de les indemniser.



















