CNRI Femmes – Les enseignants et enseignantes iraniens ont organisé des grèves et des sit-in dans tout l’Iran pour la cinquième fois, le dimanche 3 mars 2019, suite à un appel précédent.
Les grèves et les sit-in ont eu lieu dans 31 villes d’Iran jusqu’à présent et se répandent actuellement avec plus d’enseignants et d’éducateurs iraniens qui travaillent dur pour rejoindre les mouvements de protestation.
Les enseignantes et les éducatrices ont joué un rôle actif dans ces grèves et sit-in.
Les enseignants et les éducateurs ont refusé de faire classe et sont restés dans les bureaux de l’école pour protester contre leur situation actuelle où ils vivent sous le seuil de pauvreté.
Les enseignants iraniens exigent également la libération de leurs collègues emprisonnés, la levée de tous les obstacles juridiques à la liberté syndicale, la fin de l’enseignement payant, l’allocation de ressources adéquates et suffisantes pour l’éducation dans le plan budgétaire 2019, l’augmentation des salaires et la résiliation des contrats dont les assurances complémentaires ne sont pas effectives.
Les villes qui ont participé à cette grève et aux sit-in sont les suivantes :
Téhéran, Ispahan, Tabriz, Jolfa, Ardabil, Shiraz, Buin Zahra, Machad, Babol, Iranchahr, Najaf-Abad, Sari, Chahreza, Qorveh, Takestan, Mohammadiyeh, Qazvin, Muchesh-Kurdistan, Oroumieh, Nishapour, Ziviyeh et Falavarjan.
En plus des protestations, les élèves se sont joints au sit-in pour soutenir leurs enseignants. A Hamaean, les lycéens ont aussi fait grève et participé à un sit-in en solidarité avec leurs enseignants.
Les enseignants et éducateurs iraniens avaient déjà organisé des manifestations, des grèves et des sit-in à l’échelle nationale à quatre reprises au cours des mois de mai, octobre et novembre 2018, et février 2019.
Les salaires des enseignants en Iran équivalent à un tiers du seuil de pauvreté, mais la plupart d’entre eux ont des contrats temporaires et perçoivent des salaires encore plus bas, vivant dans une grande misère.



















