CNRI Femmes – Douze jours après l’arrestation et le transfert de la militante syndicale Parvin Mohammadi le 4 février à la prison d’Evine de Téhéran, en Iran, sa famille et ses amis n’ont aucune nouvelle d’elle.
Ces douze derniers jours, elle n’a eu aucun contact avec sa famille et son entourage. Les proches de Mme Mohammadi sont très préoccupés par la santé de cette militante syndicale car elle souffre de migraine sévère.
Mme Parvin Mohammadi, vice-présidente du Syndicat libre des travailleurs d’Iran, a été arrêtée le 28 janvier 2019 à Fardis, dans la grande ville de Karadj, en banlieue de la capitale iranienne. Par la suite, Mme Mohammadi a été incarcérée à la prison de Katchoui de Karadj le jeudi 1er février 2019 et à la prison d’Evine le 4 février.
Elle a été arrêtée quelques heures après l’arrestation de Jafar Azimzadeh, de la direction du syndicat libre des travailleurs d’Iran.
Le bureau du procureur de Fardis à Karaj a refusé la caution de 300 millions de tomans qui a été préparée à 8 heures (heure locale), le 31 janvier 2019, pour la militante syndicale Parvin Mohammadi. Après que son dossier ait été transmis aux différentes branches du tribunal, elle a finalement été placée en détention pendant un mois.
Mme Parvin Mohammadi est une militante syndicale qui s’est toujours exprimée en faveur des travailleurs iraniens et de leurs représentants. Le mardi 11 décembre 2019, devant le Parlement pour soutenir les métallurgistes d’Ahwaz et les ouvriers du sucre de Haft Tappeh, elle avait prononcé un discours très fort. Elle avait également publié une lettre ouverte le 20 décembre 2018, critiquant le régime clérical pour avoir ordonné des raids nocturnes aux domiciles des métallurgistes d’Ahwaz et les avoir arrêtés.
Par ailleurs, une femme bahaïe nommée Atessa Ahmadaï-Rafsanjani (Khorrami) a été arrêtée par les forces de sécurité à Téhéran le 20 janvier 2019 et incarcérée à la prison d’Evine.
Les autorités de la prison d’Evine ont informées les proches de Mme Ahmadaï qu’elle était détenue à la prison d’Evine en cellule d’isolement au centre 241. Jusqu’à présent, elle n’a eu aucun contact avec sa famille. Mme Ahmadaï ne va pas bien physiquement et suivait un traitement médical avant son arrestation. Sa famille est très inquiète.



















