CNRI Femmes – Une jeune femme a été pendue à la prison de Noshahr. Identifiée par ses initiales de M.A., cette femme a été pendue dans la matinée du 30 janvier 2019, à la prison de Noshahr, dans la province de Mazandaran, au nord de l’Iran.
Elle avait purgé six ans de prison dans le couloir de la mort sous l’accusation d’homicide volontaire.
Il s’agit de la 87e femme pendue sous la présidence de Hassan Rohani.
Le régime iranien se sert des exécutions pour réprimer et réduire au silence une population excédée, dont la majorité vit sous le seuil de pauvreté, souffre du chômage et se retrouve privé de liberté d’expression. L’exécution est un outil qui aide le régime des mollahs à maintenir sa mainmise sur le pouvoir.
L’Iran détient un record mondial d’exécutions par habitant. Plus de 3600 exécutions ont eu lieu en Iran au cours des cinq années du mandat de Rohani.
L’Iran est le seul pays au monde qui envoie fréquemment des femmes et des mineurs à la potence.
Une femme de 25 ans du nom de Noushine a été exécutée le 22 décembre 2018 et une femme de 27 ans du nom de Sharareh Almassi a été pendue le 13 novembre 2018.
Il y a au moins 11 femmes dans le couloir de la mort à la prison de Qarchak de Varamine, dont la plupart ont commis un homicide en état de légitime défense contre les violences domestiques. Une situation similaire existe dans d’autres prisons iraniennes où des femmes condamnées à mort ont été accusées de meurtre pour s’être défendues contre la violence.
La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a déja condamné l’exécution de Zeinab Sekaanvand Lokran, la 84e femme exécutée en Iran sous Rohani, par le biais d’un communiqué publié le 5 octobre 2018, la qualifiant de “pure injustice”.
Elle avait souligné que le Bureau des droits de l’homme de l’ONU s’opposait à l’application de la peine de mort en toutes circonstances, car aucun pouvoir judiciaire au monde n’est exempt d’erreurs.



















