CNRI Femmes – Les femmes en Iran ont joué un rôle prépondérant dans les récentes manifestations dans les villes de Téhéran et de Racht. Le 14 août 2018, des femmes se sont jointes au rassemblement de protestation des investisseurs pillés des instituts iraniens de Crédit Caspien et Alborz devant la Banque centrale à Téhéran.
Les manifestantes ont dénoncé les promesses creuses du régime et exigé d’être indemnisées après deux ans de protestations. Elles ont accusé les responsables de mentir et de s’obstiner à ignorer qu’elles n’ont plus rien pour vivre.
Les femmes ont également joué un rôle important dans la manifestation des employés de la société Edalat Stocks, qui s’est tenue devant le ministère de l’Economie et des finances à Téhéran.
Le même jour, des épargnantes flouées par le Crédit Caspian de la ville de Racht, dans le nord de l’Iran, ont organisé un rassemblement de protestation pour exiger d’être indemnisées. Ces femmes énergiques organisent inlassablement des manifestations contre le Crédit Caspian qui a siphonné leurs économies. Elles ont exprimé à plusieurs reprises leur dégoût face à la fraude et à la corruption qui sévissent dans le pays alors que les établissements financiers et de crédit fonctionnent toujours avec des licences approuvées par le gouvernement, en toute impunité.
Le 13 août 2018, les clients floués du projet résidentiel Chideh Aviation se sont rassemblés pour protester devant le bureau du premier adjoint du pouvoir judiciaire à Téhéran, demandant aux autorités iraniennes de restituer leurs biens et leurs avoirs.
Les femmes ont joué un rôle de premier plan dans tous les rassemblements de protestation susmentionnés.
Dans un autre mouvement de protestation, dans la soirée du 13 août, à la sortie d’un concert à la salle Milad de l’Exposition internationale de Téhéran, des femmes ont lancé « Mort au dictateur », repris aussitôt par la foule.
Les Iraniennes ont joué un rôle de premier plan dans au moins 320 manifestations et manifestations de mars à juillet 2018. Cela représente une augmentation presque double du nombre moyen de protestations par mois par rapport aux 426 protestations enregistrées l’année dernière entre mars 2017 et mars 2018, auxquelles les femmes iraniennes ont participé activement.




















