Les viols de 41 femmes et filles à Iranshahr suscitent la controverse à travers l’Iran
Les viols de 41 femmes et filles à Iranshahr ont suscité la controverse à travers l’Iran. Alors que le mois de juin avait été marqué par de nouvelles informations sur les violences et la discrimination contre les femmes en Iran et les violations de leurs droits, les titres les plus tragiques ont concerné les jeunes femmes et jeunes filles violées à Iranshahr.
Les mauvais traitements et les tortures infligés aux prisonniers politiques, incluant notamment le refus des traitements médicaux, l’arrestation et la détention de militants des droits civils et humains et la condamnation des étudiants qui ont dénoncé le régime lors du soulèvement iranien en décembre / janvier, sont des instruments de base d’une pratique de routine operée par les religieux au pouvoir de Téhéran chaque mois.
Au mois de juin, les femmes avaient participé au moins à 64 manifestations. Il a été signalé que les violences domestique à l’encontre les femmes en Iran avaient doublé en un an et que plus de 151 000 filles n’étaient toujours pas scolarisées cette année. Au moins 15 jeunes femmes se sont suicidées et le mariage forcé a été reconnu comme l’une des principales raisons ayant incité ces femmes au suicide par immolation.
Le coroner en chef de l’Iran a annoncé que le nombre de femmes qui déposaient plainte contre les violences domestiques avait augmenté de 5,8% en 2017. Alors qu’en 2016, les violences domestiques contre les femmes avaient augmenté de 3,2%. (L’agence de presse officielle IRNA – 9 juin 2018)
Un autre responsable, Abbas Soltanian, adjoint à l’éducation secondaire auprès du Ministère de l’éducation, a également révélé qu’entre octobre 2017 et juin 2018 (l’année scolaire en Iran), 151 046 filles n’avaient été inscrites dans aucune école et n’étaient absolument pas considérées comme étudiantes. (Agence de presse ILNA dirigée par l’Etat – 25 juin 2018)
Selon Mohammad Nowrouzi-nia, chef du département de l’éducation de Dishmook à Kohgilouyeh et dans la province de Boyerahmad, les mariages forcés sont parmi les principales raisons pour lesquelles les jeunes femmes s’immolent à Kohgilouyeh et dans la province de Boyerahmad, au sud-ouest de l’Iran. (Le site Web de Tabnak géré par l’État – 31 mai 2018)
Toujours pour la première fois, un responsable américain a confirmé que les gangs qui ont aspergé d’acide des femmes en 2014 étaient liés au régime en place.
Sigal Mandelker, sous-secrétaire pour le terrorisme et le renseignement financier au Département du Trésor des États-Unis, a déclaré que le Ansar-e Hezbollah, un institut soutenu par l’État, était lié aux attaques à l’acide contre des femmes à Ispahan. Ils ont répandu de l’acide sur de nombreuses femmes dont le couvre-chef et les vêtements ne respectaient pas les normes du régime, les blessant gravement et créant une atmosphère de peur. (USAdarFarsi, Facebook du Département d’Etat américain en Farsi – 7 juin 2018)
Plus tragiquement, les viols collectifs de 41 femmes et filles à Iranshahr ont choqué la société iranienne et suscité une grande indignation contre l’approche d’un régime misogyne face à ce crime horrible contre des femmes sans défense dans l’une des provinces iraniennes les plus opprimées.



















