CNRI Femmes – La prisonnière politique en Iran Maryam Akbari Monfared a déclaré le 4 avril qu’elle ferait une grève de la faim de trois jours en solidarité avec la prisonnière politique Golrokh Iraee gréviste de la faim. Elle a appelé les organisations internationales de défense des droits humains à prendre des mesures urgentes pour sauver Golrokh Ebrahimi Iraee.
Après 60 jours de grève de la faim, Golrokh Ebrahimi Iraee s’est évanouie et a eu des convulsions. Elle est tombée dans le coma le 3 avril.
Elle aurait été hospitalisée près de la prison de Shahr-e Ray (le centre de détention Qarchak) en raison de ses nausées constantes et vomissements de bile dus à une vésicule biliaire endommagée. Le nom de l’hôpital n’a pas été donné. Il n’y a pas de nouvelles de Mme Iraee après son hospitalisation et les demandes de renseignements de sa famille n’ont pas reçu de réponse.
Dans sa lettre ouverte à Mme Iraee, Maryam Akbari a écrit : « Ma chère Golrokh, je me souviens de l’époque où Arash (Sadeqi, le mari de Golrokh) était en grève de la faim et tu avais patiemment et fermement anticipé l’avenir et compté les jours dans l’anxiété en ne demandant pas de visites ou de contacts téléphoniques… C’est sans doute une vie difficile et douloureuse ; C’est sans doute un calvaire, mais il ne fait pas le moindre doute que nous avons vécu une vie droite et honnête. Nous surmonterons cette douleur. Aujourd’hui, la liberté est un peu plus proche de nous. »
Dans la même lettre, Mme Akbari a annoncé : « ‘ai appris qu’après 60 jours de grève de la faim à la sinistre prison de Qarchak, Golrokh n’est ni capable de marcher ni de parler, et qu’elle a perdu plus de 20 kilos. Pour la soutenir et appuyer sa demande de retour à Evine, j’entame une grève de la faim de trois jours à partirs du 4 avril 2018. J’exhorte toutes les personnes de conscience et les organisations internationales de défense des droits humains à prendre des mesures urgentes pour sauver la vie de Golrokh. »
Deux prisonnières politiques Golrokh Ebrahimi Iraee et Atena Daemi ont été transférées illégalement à la prison de Qarchak le 24 janvier 2018, après avoir été brutalisées parce qu’elles avaient résisté à un interrogatoire sur la base d’une nouvelle affaire montée contre elles. Elles ont été éloignées dans la terrible prison de Varamine, où les conditions de vie sont inférieures aux normes et déplorables pour y endurer davantage de pressions et de tortures physiques et psychologiques.
Maryam Akbari Monfared a été arrêtée après le soulèvement majeur du 27 décembre 2009 à Téhéran et a été condamnée à 15 ans de prison par un tribunal révolutionnaire.



















