CNRI Femmes – Quelque 3 000 Iraniens, dont un grand nombre de femmes, ont manifesté dans les rues du centre de Londres le samedi 27 juillet pour exprimer leur soutien aux manifestations et aux grèves en cours en Iran et souligner leur demande de changement de régime.

Ils ont exhorté le gouvernement britannique à cesser sa complaisance avec le régime iranien et à adopter une politique de fermeté qui reconnaisse les aspirations démocratiques du peuple iranien. Ils ont appelé à des sanctions globales contre le régime des mollahs et ont exprimé leur soutien à la Résistance iranienne et à sa présidente élue, Maryam Radjavi, et à son plan en dix points pour l’avenir de l’Iran.
En marchant de Trafalgar Square jusqu’au Parlement à Westminster, les manifestants ont souligné que puisque le régime clérical est voué à être renversé, investir dans ce régime chancelant est voué à l’échec.

Le rassemblement pour un Iran libre à Londres est le dernier d’une série de rassemblements de la diaspora iranienne qui ont débuté à Bruxelles et qui se sont poursuivis à Washington, Berlin et Stockholm depuis le mois de juin, prolongeant les réunions annuelles de la Résistance iranienne de 5 jours à Ashraf-3 à la mi-juillet.

D’éminents hommes politiques tels que Matthew Offord, député et président du Comité britannique pour la liberté en Iran ; Struan Stevenson, coordinateur de la Campagne pour le changement en Iran ; la sénatrice Catherine Noone, coprésidente du Sénat irlandais ; le sénateur irlandais Gerry Horkan; le député Roger Godsiff, député britannique ; Paulo Casaca, ancien eurodéputé ; Brian Binley, ancien député britannique; Roger Lyons, ancien président du Trades Union Congress (TUC) au Royaume-Uni ; Denise Lester du barreau d »Angleterre et du Pays de Galles, et Dowlat Nowrouzi, représentante du Conseil national de la Résistance iranienne au Royaume-Uni, giguraient au nombre des intervenants.
Dans un message vidéo adressé au rassemblement des Iraniens à Londres, la présidente élue du CNRI Maryam Radjavi, a souligné que les mollahs ne comprennent que le langage de la fermeté. Le résultat de la politique de complaisance avec la répression de l’OMPI et l’oubli des violations des droits humain en Iran dans l’accord nucléaire, peut se voir dans les attaques du régime contre la navigation dans le Golfe Persique, mettant en péril la sécurité régionale et internationale et ses opérations terroristes en Europe et aux Etats-Unis. »

Mme Radjavi a exhorté le Royaume-Uni et l’Europe à « arrêter de faire des concessions aux mollahs, à ne pas les aider à réduire les sanctions, et à mettre les pasdaran, le ministère du Renseignement, le bureau de Khamenei et Hassan Rohani sur la liste du terrorisme, et au lieu de serrer la main des fascistes religieux, de se mettre du côté du peuple iranien pour un changement de régime. »
Elle a spécifiquement appelé le nouveau gouvernement britannique à « soutenir les droits de l’homme et à prendre des mesures pour envoyer une mission d’enquête internationale en Iran afin de visiter les prisons du régime et les prisonniers politiques, notamment les femmes ».

La sénatrice Catherine Noone, co-présidente du Sénat irlandais et avocate, a mis en avant les violations flagrantes des droits humains dans son discours lors du rassemblement pour un Iran libre. Elle a notamment déclaré : « La misogynie du régime est flagrante et toutes les dirigeantes du monde qui soutiennent les Iraniens sont particulièrement dégoûtées et trouvent cela odieux. Ce régime prive les femmes de leurs droits les plus élémentaires et les humilie en public pour des « délits » tels que faire de la bicyclette, être « mal-voilées » ou porter des vêtements colorés….
« A l’autre bout du spectre, nous avons le CNRI et ses 1 000 femmes courageuses et désintéressées, des dirigeantes progressistes et Mme Radjavi qui consacrent toutes leur vie et font de nombreux sacrifices pour un avenir radieux pour tous les Iraniens, et en particulier pour les femmes d’Iran…
« Je suis fière de faire partie d’un groupe de sénateurs et de parlementaires irlandais multipartites qui soutiennent Mme Radjavi et son plan en dix points pour un Iran libre dans lequel l’égalité des sexes et les droits politiques et sociaux seront respectés… Je conclurai en disant qu’il faut un changement de régime en Iran et cela doit se faire bientôt. »

Denise Lester, membre du barreau d’Angleterre et du Pays de Galles, a également pris la parole. « Nous vous soutenons et nous sommes ici pour développer le rôle barreau d’Angleterre et du Pays de Galles, qui est la voix des avocats et qui défend l’état de droit dans ce pays… L’état de droit est essentiel pour préserver les valeurs démocratiques, les libertés fondamentales et la bonne gouvernance, ainsi que les droits humains. Le Barreau a écrit au chef du pouvoir judiciaire iranien au sujet du traitement des avocats condamnés, fouettés et emprisonnés en raison de leur travail en faveur des droits humains.
« La Société a rappelé au gouvernement iranien et aux dirigeants judiciaires les principes fondamentaux des Nations Unies sur le rôle des avocats, selon lesquels les avocats doivent pouvoir exercer leurs fonctions professionnelles sans intimidation, sans entrave, sans harcèlement ou sans ingérence indue… Nous nous joignons à vous pour promouvoir les droits humains, les droits des femmes et la démocratie en Iran. »

Prenant la parole, Mme Dowlat Nowrouzi, représentante du Conseil national de la Résistance iranienne au Royaume-Uni, a déclaré aux participants : « Nous sommes ici pour exprimer les quarante années de souffrance du peuple iranien. Nous sommes ici pour exprimer la principale aspiration du peuple iranien, qui réclame justice, liberté, changement de régime et soutien à Mme Radjavi.
« L’esprit de décision est la seule solution pour faire face à ce régime. Notre mouvement de résistance a payé le prix fort pour les droits du peuple iranien. Assez, c’est assez ! Les mollahs doivent partir. Ils ne représentent pas le peuple iranien.
« Le message principal des manifestants à travers l’Iran est “Conservateurs, réformistes, la partie est terminé. Le peuple iranien mérite que violateurs des droits humains qui occupent les hautes sphères de ce régime soient traduits en justice.
« Il est temps que le gouvernement britannique comprenne qu’il doit mener en Europe une politique de fermeté à l’égard de l’Iran. Les récentes tentatives terroristes du régime indiquent que la communauté internationale doit s’unir au CNRI pour adopter une politique de changement de régime en Iran. »

Les partisans anglo-iraniens de la Résistance et de l’OMPI ont déclaré au rassemblement pour un Iran libre : « Nous sommes une génération qui n’avons jamais vu nos maisons, dont les parents ont été torturés et exécutés par les mollahs, dont les tantes et les oncles ont été massacrés au camp d’Achraf et au camp Liberty, dont les frères et les sœurs sont frappés dans les rues de Téhéran et attaqués par les brutes des mollahs. Mais le régime iranien n’a pas réussi à nous supprimer….
« Le peuple se lève à travers l’Iran. Il a un message clair : Le régime des mollahs doit partir. Ce régime n’a apporté que douleur et épreuves au peuple iranien et à ses voisins. Nous manifestons notre soutien aux jeunes en Iran. Vous êtes forts et inébranlables et vous êtes une source d’inspiration pour nous tous….
« Nous sommes ici pour dire d’une seule voix que nous voulons un changement de régime. Le peuple iranien a le droit de décider de son propre avenir. Boris Johnson a le devoir de soutenir le peuple iranien. La complaisance n’a donné lieu qu’à des prises d’otages et à des actes de terrorisme de la part du régime. Nous exigeons que les pasdarans et l’ensemble du régime des mollahs soient mis sur la liste des organisations terroristes….
« La victoire est à nous. L’avenir nous appartient. »






















