CNRI Femmes – Le vendredi 16 février 2019, la police du vice en Iran a tenté d’arrêter deux jeunes femmes qu’elle jugeait « mal-voilées » à Téhéran. Un groupe de gens est intervenu et a sauvé les jeunes femmes de l’arrestation.
Le 16 février 2019, l’agence de presse officielle IRNA a officiellement annoncé des heurts entre une foule et la police du vice qui se sont déroulés le vendredi 16 février 2019, après la tentative d’arrestation des deux jeunes femmes à Narmak, dans la capitale iranienne.
Selon les témoins, des agents de la police des mœurs ont interpellé les jeunes femmes qu’ils considéraient « mal-voilées » et ont essayé de les arrêter. Cependant, un groupe de personnes est intervenu pour les protéger et a empêché la police de les attraper.
Craignant de voir le groupe gagner en taille et en colère, la police du vice a tenté de disperser la foule en tirant en l’air. De violents affrontements ont suivi les coups de feu et la foule a cassé la porte du véhicule de la police du vice, sauvant ainsi les deux jeunes femmes. La police du vice a été forcée de battre en retraite et de
quitter les lieux.
L’agence IRNA a confirmé cette nouvelle et que la porte du véhicule était endommagée. L’agence de presse a également confirmé la vidéo prise par des téléphones portables sur les lieux de l’affrontement, dans une dépêche datée du 16 février 2019.
La répression des femmes sous prétexte qu’elles seraient « mal-voilées » est une approche systématique, soutenue par le pouvoir en Iran, de la violence contre les femmes.
Un clip vidéo diffusé dans les médias sociaux le 18 avril 2018 montrait au moins quatre patrouilles du vice attaquant quatre jeunes femmes dans un parc, les battant et les bousculant pour la manière dont elles portaient leur voile et parce qu’elles refusaient de monter dans le fourgon de la patrouille. L’une des jeunes femmes qui souffrait d’un problème cardiaque, s’est évanouie à la suite des coups.
Le clip vidéo est rapidement devenu viral et a soulevé l’indignation du public en Iran et dans le monde au point qu’un certain nombre de responsables du régime, dont le ministre de l’Intérieur, ont dû dénoncer la sauvagerie des patrouilles et promettre de suivre l’affaire et de sanctionner les agents impliqués.



















