CNRI Femmes – La toxicomanie des femmes en Iran s’intensifie. Il y a une femme droguée pour 6,6 hommes drogués dans la tranche d’âge des 15 – 25 ans.
C’est ce qu’indiquent les statistiques présentées par Anoushirvan Mohseni Bandpay, chef de l’Organisation de la protection sociale, le 11 juillet 2018. Les statistiques ont été compilées au cours de l’année iranienne 1394 (mars 2015-mars 2016).
Selon les dernières études sur la propagation de la drogue chez les femmes en Iran, seules 3,8 % des femmes toxicomanes reçoivent un traitement, ce qui montre qu’elles sont prudentes lorsqu’il s’agit de signaler leur dépendance en raison des problèmes culturels et sociaux.
Dans une information du site salamatnews.com du 11 juillet, citant l’agence Fars sur la drogue et les femmes en Iran, Mohseni Bandpay a déclaré : « L’augmentation du nombre d’enfants travailleurs et d’enfants des rues, d’enfants sans tuteur ou avec de mauvais tuteurs, de la corruption morale, du divorce et des bidonvilles sont les conséquences d’un problème appelé toxicomanie. »
Par ailleurs, dans un rassemblement a eu lieu à Machad sur la lutte contre les stupéfiants en donnant la priorité au rôle préventif des familles et des femmes, l’accent a été mis sur la généralisation de la toxicomanie des femmes en Iran.
Le gouverneur de la province de Khorassan-Razavi, Mohammad Rahime Norouzian, directeur des affaires politiques, sécuritaires et sociales, a avoué que « la tendance des femmes à se droguer s’est accélérée ces dernières années, ce qui est préoccupant ».
« Au cours de cette période, les dommages causés par les narcotiques sont devenus plus importants parmi la population féminine en Iran », a souligné Norouzian, ajoutant que « la dépendance des femmes en Iran et les dommages qui en découlent sont beaucoup plus compliqués et inquiétants que pour les hommes. Habituellement, la dépendance des femmes en Iran est cachée, donc il y a moins d’opportunités pour les traiter », écrit en le citant Iraneconomist.com le 11 juillet 2018.
Auparavant, Ahmed Kaheh, directeur général de l’éducation publique à la Direction sociale des forces de sécurité, avait également présenté de terribles statistiques dans ce domaine. « Les hommes, avait-il dit à l’agence Irna le 12 mai 2018, se tournent vers les injections au bout de huit ans, mais les femmes atteignent ce point en deux ans. »



















