CNRI Femmes – L’usage de la violence contre les rassemblements pacifiques d’enseignants le 10 mai en Iran, qui a conduit à l’arrestation et à la détention de militants, a été si scandaleuse qu’elle a suscité des critiques au Parlement des mollahs et des réactions dans la presse officielle.
Fatemeh Saïdi, députée de Téhéran, a déclaré lors d’une séance publique du Majlis le 13 mai que « le rassemblement pacifique des enseignants contre leurs terribles conditions de vie a tourné à la violence en raison d’une intervention aberrante au mépris de l’article 27 de la Constitution, et un groupe de manifestants a été arrêté ».
Le site SalamatNews.com qui rapporte ses propos le 13 mai, poursuit : « Lors des événements de décembre et janvier, où diverses couches de la population ont joué un rôle, on a souligné qu’il fallait écouter les plaintes de la population, a ajouté M. Saïdi. Aujourd’hui, en tant qu’enseignante, j’aimerais utiliser cette tribune pour faire entendre la voix des enseignants (…) Est-il sage de frapper et d’arrêter un enseignant qui ne demande qu’une amélioration de sa condition de vie et de la qualité de l’éducation ?
Le 10 mai, les enseignants ont organisé des manifestations dans au moins 32 villes d’Iran. Les forces de sécurité ont eu recours à la violence à Téhéran, faisant des blessés et l’arrêtant certains participants.
Le salaire d’un enseignant permanent est d’environ un tiers du seuil de pauvreté, mais la plupart des enseignants sont engagés sous contrat temporaire et perçoivent moins que le salaire minimum, c’est-à-dire en-dessous d’un quart du seuil de pauvreté, et ce maigre salaire n’est souvent pas versé pendant des mois.



















