La commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne se déclare gravement préoccupée par l’état de santé critique de la prisonnière politique Golrokh Iraee après 62 jours de grève de la faim.
La commission des Femmes du CNRI appelle les autorités internationales des droits humains, en particulier le groupe de travail de l’ONU sur les arrestations arbitraires, et le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, ainsi que les défenseurs des droits des femmes, à prendre des mesures urgentes et efficaces pour sauver la vie de cette prisonnière politique et obtenir sa libération inconditionnelle.
Mme Iraee a perdu plus de 20 kilos après deux mois de grève de la faim et souffre de complications rénales, d’hypotension artérielle et de faiblesse physique grave. Elle n’est pas capable de marcher ou de se lever et elle est tombée dans le coma plusieurs fois. Le 4 avril, sa santé s’est dégradée et elle a été transférée par des gardiens de prison dans un hôpital dont le nom n’a pas été révélé.
Mme Iraee a été arrêtée pour avoir écrit un article non publié sur le châtiment inhumain de la lapidation et condamnée à six ans de prison sur l’accusation fallacieuse d’« outrage au sacré » et au guide suprême des mollahs, Ali Khamenei.
Golrokh Iraee a été brutalisée le 24 janvier 2018 à la prison d’Evine de Téhéran pour son soutien au soulèvement de décembre et janvier, puis transférée à la sinistre prison de Qarchak à Varamine. Les détenues politiques sont exposées dans cette prison aux insultes, à l’humiliation et à diverses formes de harcèlement.
Mme Iraee fait la grève de la faim depuis le 3 février 2018 pour protester contre la violation du principe de séparation des différentes catégories de prisonnières et son bannissement à la prison de Qarchak. Elle demande à être renvoyée dans le quartier des femmes à Evine.
La grève de la faim de Mme Iraee est la plus longue effectuée par une détenue politique.
Commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 5 avril 2018



















