CNRI Femmes – Quatre experts de l’ONU ont publié une déclaration à Genève, exprimant leur inquiétude face à la situation des militantes des droits humains, des femmes emprisonnées, Atena Daemi et Golrokh Iraee, à la prison de Shahr-e Ray (dite Qarchak) en Iran.
Michel Forst, Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme ; Dubravka Šimonovic, Rapporteuse spéciale sur la violence faite aux femmes, ses causes et ses conséquences ; David Kaye, Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression ; et M. Nils Melzer, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, se sont déclaré préoccupés le 19 mars 2018 par le fait que les défenseurs des droits humains en Iran continuent d’être pris pour cible, notamment par des informations selon lesquelles deux femmes défenseures des droits humains bien connues auraient été battues en détention.
Le 12 mars, les deux défenseures auraient été battues par des gardes anti-émeute à la suite d’une émeute, puis transférées au quartier général de la prison.
Les experts ont noté dans leur déclaration : « Nous avons tenté en vain d’engager un dialogue avec les autorités sur cette question. Nous demandons la libération immédiate d’Atena Daemi et de Golrokh Ebrahimi Iraee, ainsi que la libération de tous ceux qui ont été emprisonnés pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. »
Les experts ont également demandé aux autorités de veiller à ce que les deux femmes aient accès à des soins médicaux appropriés.
Ils ont dit que les actions avaient des ramifications plus larges, instillant un sentiment de peur et créant un environnement hostile au débat public et au libre exercice des droits.
« Leurs cas illustrent un modèle continu de harcèlement, d’intimidation et d’emprisonnement de ceux qui entreprennent des activités pacifiques et légitimes pour la défense des droits humains et des prisonniers d’opinion, souvent en utilisant des accusations vaguement formulées ou trop larges liées à la sécurité nationale », ont-ils dit.
Les experts ont demandé aux autorités de mener une enquête rapide et impartiale sur les allégations de passages à tabac et de veiller à ce que les responsables de ces actes répondent de leurs actes.



















