Le 12 juillet 2026, les autorités de la prison d’Evin à Téhéran ont mené un raid répressif violent contre le quartier des femmes, selon un rapport du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI). Cette opération, marquée par le transfert forcé de 50 détenues de droit commun dans l’espace réservé aux prisonnières politiques arrêtées lors du soulèvement de janvier, vise à isoler ces dernières et à préparer leur déportation vers la prison de Qarchak.
Ce raid flagrant sur le quartier des femmes de la prison d’Evin a déclenché des affrontements physiques et des slogans de protestation au cœur du système carcéral iranien.
D’après le rapport, les gardiens ont pénétré dans le quartier 6 et ont transféré de force environ 50 prisonnières condamnées pour des délits financiers et de droit commun vers l’étage supérieur. Cette section abrite actuellement les détenues politiques issues des manifestations nationales du début d’année.
Ce transfert soudain constitue une violation flagrante du principe de séparation des catégories de délits. Des témoins rapportent que les prisonnières ont commencé à scander « À bas le dictateur », ce qui a conduit à des heurts physiques entre les gardes et les détenues. Deux des prisonnières protestataires ont été violemment emmenées en cellule d’isolement.
L’administration pénitentiaire a privé les détenues récemment relocalisées de tout accès de base à la nourriture et à l’eau, les laissant dans des conditions extrêmement précaires en pleine canicule estivale.
Complot pour exiler les prisonnières politiques vers la prison de Qarchak
Le communiqué du CNRI précise que ces mesures s’inscrivent dans un plan délibéré plus vaste visant à isoler totalement les détenues politiques de la prison d’Evin. Les autorités du régime ont annoncé leur intention de convertir l’intégralité du quartier 6 en un centre pour les délits financiers, tout en exilant les prisonnières politiques actuelles vers la sinistre prison de Qarchak, à Varamin.
Actuellement, environ 60 personnes récemment interpellées sont maintenues dans la section de quarantaine de la prison de Qarchak. Les informations émanant de l’établissement décrivent des conditions de détention inhumaines et un confinement extrême. Les détenues y font face à une absence totale d’installations médicales et d’hygiène de base, à une chaleur désertique étouffante sans aucune climatisation, et à un blocage total des communications. Il s’agit d’une tentative calculée pour couper les prisonnières politiques de leurs familles et du monde extérieur afin d’exercer une pression psychologique maximale.
Appels internationaux à l’action
Face à l’escalade de la répression à l’intérieur des centres pénitentiaires, la Résistance iranienne a lancé un appel urgent aux autorités internationales et aux organisations de défense des droits humains. Elle réclame une intervention immédiate pour stopper l’exil forcé et les abus persistants contre les prisonniers politiques.
Le CNRI appel spécifiquement le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Iran à mener une visite indépendante immédiate à la prison de Qarchak de Varamin ainsi qu’au quartier politique des femmes de la prison d’Evin.




















