En mai 2026, le ministère du Renseignement a intensifié sa campagne d’intimidation systématique contre les familles de l’OMPI (Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran) et des prisonniers politiques à travers tout le pays. À travers des convocations arbitraires, des interrogatoires abusifs et des menaces de confiscation de biens immobiliers, Téhéran cherche à isoler les opposants et à briser la solidarité entre les proches des victimes de la répression cléricale.
Le 24 mai, le ministère du Renseignement a convoqué les membres de la famille de Marzieh Farsi, une prisonnière politique actuellement détenue à la prison d’Evin, pour les soumettre à plusieurs heures d’interrogatoire. Selon des sources informées, les proches ont été insultés et placés sous une pression psychologique intense. Les interrogateurs leur ont formellement interdit de maintenir tout contact avec d’autres familles de prisonniers politiques ou avec des sympathisants de l’OMPI.
Un harcèlement généralisé contre les proches d’opposants
Au cours des deux dernières semaines, de nombreuses autres familles de l’OMPI ont été la cible de procédures similaires. Parmi les personnes visées figurent les proches des anciennes prisonnières politiques Sedigheh Moradi et Azar Korvandi, ainsi que la famille d’Akbar Daneshvarkar, membre de l’OMPI exécuté à la fin du mois de mars.
Des sources proches des victimes rapportent que les agents du ministère du Renseignement ont menacé les familles de confisquer leurs propriétés et de les priver de leurs droits civiques élémentaires en cas de refus d’obtempérer. Ces menaces s’inscrivent dans une stratégie globale visant à accroître le coût social et financier de toute forme de dissidence pour les parents des opposants au régime.
Quelles sont les pressions judiciaires et le chantage médiatique derrière ce harcèlement ?
Selon les informations recueillies, les interrogateurs ont exigé que les familles de l’OMPI convoquées participent au procès par contumace visant l’organisation et 104 de ses membres, dont les audiences ont récemment repris. Les familles ont également subi des pressions pour accorder des interviews à des médias d’État afin de condamner publiquement l’OMPI.
Les agents ont explicitement averti que tout refus de coopération entraînerait la saisie des actifs familiaux et l’arrestation potentielle d’autres parents. Face à ces agissements, la Résistance iranienne a de nouveau appelé le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme et les rapporteurs spéciaux de l’ONU à condamner fermement ces pratiques inhumaines exercées par le régime clérical contre les familles de prisonniers.
Quel est l’objectif du procès par contumace intenté par l’Iran contre 104 membres de l’OMPI ?
Le régime iranien a ouvert un procès de grande ampleur visant 104 membres de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), la principale force d’opposition basée principalement à l’étranger. L’objectif de Téhéran est double : créer un cadre juridique national pour justifier des demandes d’extradition via Interpol et exercer une pression diplomatique sur les pays européens accueillant ces opposants.
Sur le plan intérieur, ce procès sert de prétexte pour durcir la répression contre les familles de l’OMPI restées en Iran. En les forçant à témoigner ou à assister aux audiences, le pouvoir cherche à fabriquer une légitimité à ses condamnations tout en terrorisant la base sociale de la résistance. Les organisations de défense des droits humains dénoncent une parodie de justice violant les normes internationales les plus élémentaires.




















