Pour la 122e semaine de la campagne de protestation « Non aux exécutions du mardi », des prisonniers politiques dans 56 établissements pénitentiaires à travers l’Iran ont lancé une nouvelle grève de la faim ce mardi 26 mai 2026, afin de dénoncer les politiques d’exécution du régime et la répression continue.
Cette action s’est déroulée dans un contexte d’escalade des pressions exercées par les services de sécurité et les autorités carcérales au cours des dernières semaines. Ces pressions incluent des menaces, des mesures punitives et des restrictions disciplinaires visant particulièrement les prisonnières politiques, dans le but de mettre un terme à la campagne. Malgré ces dispositions, les détenus participant au mouvement ont affirmé qu’ils ne resteraient pas silencieux face à la vague croissante d’exécutions en Iran.
Pression sur les prisonnières politiques à la prison d’Evin
Parmi les participants à la campagne figurent des prisonnières politiques détenues au quartier des femmes de la prison d’Evin, qui scandent chaque mardi des slogans contre la peine capitale. En représailles à leur engagement, les autorités pénitentiaires ont imposé des interdictions de visites et les ont privées de tout contact téléphonique avec leurs familles.
L’histoire contemporaine de l’Iran est marquée par les noms de femmes qui se sont dressées pour la liberté et l’égalité, payant un lourd tribut pour leur militantisme. Au cours de la dernière décennie, les femmes ont joué un rôle central dans les manifestations nationales, notamment lors des mouvements de décembre 2017, de novembre 2019, du soulèvement de 2022 « Femme, Résistance, Liberté » et des manifestations de janvier 2026.
Le mouvement en quête de justice en Iran a également été façonné par des femmes qui se sont ouvertement opposées à la peine de mort et ont joué un rôle déterminant dans l’extension de la campagne « Non aux exécutions ». Dans les prisons de tout le pays, les prisonnières politiques ont constamment porté la voix du droit à la vie et à la liberté au sein du mouvement « Non aux exécutions du mardi ». Les autorités iraniennes continuent de réprimer toute forme de protestation pacifique féminine, illustrant la misogynie profondément ancrée dans la structure du pouvoir.
Réactions internationales face à la vague d’exécutions en Iran
Au cours de la semaine passée, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, ainsi qu’Amnesty International et plusieurs organisations de défense des droits humains, ont condamné la multiplication des exécutions en Iran et appelé à leur arrêt immédiat.
Dans ce même contexte, le Parlement européen a adopté une résolution condamnant les exécutions et la répression ciblée menée par le régime iranien, tout en réclamant une intensification de la pression internationale sur Téhéran. La résolution exhorte les gouvernements à conditionner tout engagement politique ou relation avec l’Iran à la fin des exécutions.
Les membres de la campagne « Non aux exécutions du mardi » ont une nouvelle fois appelé les organisations internationales de défense des droits humains et l’opinion publique mondiale à prendre des mesures efficaces pour empêcher de nouvelles exécutions en Iran et à se tenir aux côtés du peuple iranien dans ses revendications de liberté, de justice et d’abolition de la peine de mort.



















