Maryam Derisi, prisonnière politique originaire de Kazeroun, a de nouveau été condamnée à une peine de prison dans le cadre de la répression judiciaire et sécuritaire exercée par le gouvernement iranien contre les dissidents.
Dans une nouvelle affaire, une chambre du tribunal révolutionnaire de Chiraz l’a condamnée à un an et trois mois d’emprisonnement ferme pour « propagande contre l’État ». Le verdict a été officiellement communiqué à son avocat. Mme Derisi avait déjà été condamnée dans une autre affaire par le tribunal correctionnel de Kazeroun à un an de prison et 74 coups de fouet pour « trouble à l’ordre public ».
Qui est Maryam Derisi ?
Étudiante en master d’anglais à l’université de Saveh, Maryam Derisi a été la cible répétée des services de sécurité du régime iranien ces dernières années, faisant l’objet de plusieurs arrestations et poursuites judiciaires.
Sa dernière interpellation remonte au 14 février 2026, date à laquelle elle a été arrêtée par des agents du ministère du Renseignement. Elle avait également été arrêtée lors des manifestations nationales du 15 octobre 2022. Après près de trois semaines de détention, elle avait été libérée sous caution le 2 novembre de la même année. Toutefois, les poursuites judiciaires à son encontre se sont poursuivies et, quelques mois plus tard, elle a été condamnée dans cette même affaire à 22 mois et 17 jours de prison.
Une fois la sentence confirmée, Maryam Derisi a été convoquée le 4 août 2024 pour commencer à purger sa peine et a été transférée à la prison d’Adelabad, à Chiraz.
Début janvier 2025, sa peine a été convertie en un régime de semi-liberté, permettant sa sortie temporaire. Cependant, cette mesure a été de courte durée. Le 1er mars 2025, face à l’opposition du procureur et des autorités de sécurité impliquées dans son dossier, la militante politique a été réintégrée à la prison d’Adelabad, à Chiraz, pour poursuivre l’exécution de sa peine.




















