Des partisans de la Résistance iranienne se sont rassemblés à Paris pour exprimer leur soutien au gouvernement provisoire du CNRI. Ce dernier a pour mission de transférer la souveraineté au peuple et d’instaurer une république démocratique fondée sur le plan en dix points de Mme Maryam Radjavi.
Le 7 mars 2026, la place du Trocadéro à Paris a été le théâtre d’une manifestation dynamique d’Iraniens épris de liberté. Ils se sont réunis pour soutenir l’annonce d’un gouvernement provisoire par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), visant à remettre le pouvoir aux citoyens et à établir une république démocratique s’appuyant sur le plan en dix points de Mme Maryam Radjavi.
Plusieurs orateurs ont pris la parole lors de ce rassemblement, notamment M. Jean-Pierre Brard, ancien député à l’Assemblée nationale française, et Jacques Boutault, adjoint au maire de Paris Centre et ancien maire du 2e arrondissement. Ils ont apporté leur soutien au gouvernement provisoire du CNRI ainsi qu’au plan en dix points de Mme Radjavi.


Sarvnaz Chitsaz : la force principale pour renverser le régime est le peuple iranien et sa Résistance organisée
Lors de la manifestation des partisans de la Résistance iranienne et des Iraniens épris de liberté à Paris, Mme Sarvnaz Chitsaz, présidente de la Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne, a prononcé un discours remarqué. Elle a déclaré : « Notre pays traverse aujourd’hui l’un de ses moments les plus sensibles et les plus décisifs. La force principale, tant pour renverser les vestiges du régime clérical que pour bâtir l’avenir, réside dans le peuple iranien et sa Résistance organisée. Toutes les forces luttant pour la liberté ont clarifié leur voie en se démarquant fermement de toute forme de despotisme et de fascisme, qu’il s’agisse de la théocratie ou de la dictature du chah. »
Elle a félicité l’ensemble des participants, et tout particulièrement les femmes révoltées d’Iran ainsi que les prisonnières politiques résistantes, à l’occasion de la Journée internationale des femmes.
Elle a ajouté : « Le rôle pionnier des femmes dans la lutte contre le despotisme religieux misogyne, leur passage par les chambres de torture et les prisons, leur combat au sein de l’Armée de libération nationale de l’Iran, qui fut le cauchemar des gardiens de la révolution criminels, ainsi que leur direction au sein de cette résistance et en première ligne de la lutte pour le renversement, notamment pour bâtir un Iran libre et démocratique garantissant l’égalité des sexes, non seulement en paroles mais aussi en actes, sont les caractéristiques mêmes qui distinguent la Résistance iranienne des autres alternatives fallacieuses. »

Zinat Mirhashemi : l’histoire a montré que lorsque les femmes d’une société entrent en scène, le mouvement pour la liberté s’accélère
Mme Zinat Mirhashemi, membre du CNRI et du comité central de l’Organisation des guérilleros Fedayin du peuple iranien (OIFPG), s’est également adressée à la foule. Dans son allocution, elle a notamment affirmé : « Les slogans “À bas Khamenei” et “Khamenei, tyran, nous t’enterrerons” sont devenus une réalité. La réalité la plus fondamentale est que le régime de Khamenei et les gardiens de la révolution sont les principaux responsables de cette guerre dévastatrice.
L’expérience montre que dans tous les conflits, les femmes et les enfants sont les premières victimes. On peut imaginer les épreuves que les femmes iraniennes endurent, tant dans les prisons que dans des conditions de guerre. Néanmoins, l’histoire a prouvé que lorsque les femmes d’une société occupent le devant de la scène, le mouvement pour la liberté s’accélère. »


Maria Mehdipour, représentante de l’organisation Khabat du Kurdistan iranien
Maria Mehdipur, représentante de l’organisation Khabat du Kurdistan iranien, figurait également parmi les orateurs. Mme Mehdipur a déclaré : « Aujourd’hui, nous nous sommes réunis pour réaffirmer notre serment et notre engagement à poursuivre la lutte et la résistance. Nous soulignons une fois de plus la poursuite du combat pour la liberté et le soutien aux soulèvements des différentes nationalités d’Iran, en particulier le peuple révolutionnaire et héroïque du Kurdistan. »
« Dès l’accession au pouvoir de la dictature cléricale et de son régime meurtrier, le peuple kurde a dit “non”. Il poursuit aujourd’hui la lutte avec la même conviction pour l’établissement d’un gouvernement démocratique, en opposition totale avec le pouvoir religieux et celui du chah. »

Sara Nouri : la liberté ne s’exporte pas de l’extérieur ; elle naît du désir, du courage et de la volonté du peuple
Sara Nouri a affirmé pour sa part : « Nous faisons face à une nouvelle période, une phase de transition où de nouvelles perspectives émergent. C’est un moment historique. La liberté ne s’exporte pas de l’extérieur, elle naît du désir, du courage et de la volonté du peuple. Les Iraniens ne sont pas de simples spectateurs, ils sont les acteurs de cette transformation. L’Iran mérite la liberté, la démocratie et le respect des droits humains. »





















