Machhad, Nord-Est de l’Iran – Un groupe de prisonnières politiques de la prison de Vakilabad, à Machhad, a entamé une grève de la faim pour protester contre les restrictions inhumaines et les pressions systématiques. La grève a commencé le jeudi 5 décembre 2024, après que de sévères restrictions aient été imposées aux femmes détenues dans le quartier 6 de l’établissement.
Selon les informations disponibles, les autorités pénitentiaires ont brusquement fermé les portes du quartier sans explication, coupant ainsi l’accès des prisonnières aux produits de première nécessité. Les femmes se sont vu refuser l’accès aux installations essentielles de la prison, notamment la salle de consultation médicale, la cuisine, le magasin, la salle d’exercice et les ateliers éducatifs. Ces actions ont aggravé les tensions et ont conduit les détenues à prendre des mesures collectives en refusant de se nourrir.
4 femmes sont actuellement détenues dans le quartier 6 de la prison de Vakilabad, dont Farzaneh Ghareh Hassanlou, une prisonnière politique dont le cas a suscité beaucoup d’intérêt. Malgré les conditions difficiles auxquelles elles sont confrontées, ces prisonnières n’ont reçu que peu ou pas de couverture médiatique ou de soutien de la part des organisations de défense des droits de l’Homme.
Les détenues seraient soumises à des pressions psychologiques incessantes de la part des responsables de la sécurité de la prison. Ces pressions consistent notamment à créer des divisions internes entre les prisonnières, à faire de fausses promesses de pardon ou de clémence, et même à fabriquer de nouvelles accusations contre elles au sein du système pénitentiaire.
Le quartier 6 de la prison de Vakilabad est décrit comme une section surpeuplée et mal équipée qui aggrave les souffrances physiques et mentales des détenus. Le refus d’accès aux services essentiels est considéré comme une forme de torture à la fois psychologique et physique, qui détériore encore plus la santé déjà fragile des prisonnières.
La grève de la faim met en lumière les mauvais traitements systémiques infligés aux prisonniers politiques en Iran, en particulier aux femmes, qui sont souvent prises pour cible en raison de leur militantisme et de leur dissidence à l’égard du régime iranien.




















