CNRI Femmes – Dans son rapport annuel 2016-2017 publié le 22 février 2017, Amnesty International a souligné les violences répandues contre les femmes en Iran et écrit :
« Les autorités ont repris leur répression contre les défenseurs des droits des femmes, assimilant de plus en plus toute initiative collective en lien avec le féminisme et les droits des femmes à une activité criminelle (…)Les femmes étaient toujours en butte à une discrimination systématique dans la législation et dans la pratique (…)En septembre, le guide suprême Ali Khamenei a rendu publique une politique familiale nationale prônant le mariage précoce, les grossesses répétées, la diminution du nombre de divorces et un plus grand respect des rôles « traditionnels » des femmes comme femmes au foyer et des hommes comme soutiens de famille. Cette politique faisait craindre que les femmes victimes de violence domestique ne soient encore plus marginalisées et qu’elles ne fassent davantage l’objet de pressions les poussant à accepter de se « réconcilier » avec les auteurs des violences et de rester dans une relation conjugale violente. Les femmes et les filles n’étaient toujours pas suffisamment protégées contre lesviolences liées au genre – sexuelles et autres –, telles que le mariage précoce et forcé. Les autorités n’ont adopté aucune loi érigeant en infractions pénales ces pratiques, pas plus que d’autres formes de violence telles que le viol conjugal et les violences au sein de la famille, bien que la vice-présidente chargée des femmes et des affaires familiales ait appuyé un avant-projet de loi en instance depuis 2012.Les lois de “voile obligatoire” (hijab), qui violaient les droits des femmes à l’égalité, à la vie privée et aux libertés d’expression, de conviction et de religion, ont continué d’habiliter les forces policières et paramilitaires à cibler les femmes pour harcèlement, violence et emprisonnement. » Amnesty International a également fait état de peines cruelles : En avril, le procureur de Golpayegan (province d’Ispahan) a annoncé qu’un homme et une femme déclarés coupables d’avoir « entretenu une relation illicite » avaient été condamnés à une peine de 100 coups de fouet chacun. En mai, le procureur de la province de Qazvin a annoncé que les autorités avaient arrêté 35 jeunes hommes et femmes qui « dansaient et se mêlaient lors d’une fête de remise de diplômes (…) Il a ajouté qu’ils avaient été déclarés coupables dans les 24 heures qui ont suivi de s’être livrés à des actes « incompatibles avec la chasteté, qui avaient troublé l’opinion publique ». Ils ont reçu les 99 coups de fouet auxquels ils avaient été condamnés le jour même à la suite d’une audience d’un tribunal ». https://www.amnesty.org/fr/latest/research/2017/02/amnesty-international-annual-report-201617/



















