CNRI Femmes – Une loi misogyne en Iran interdit à la coach chef de ski de partir avec son équipe.
Les femmes iraniennes sont confrontées à un marché du travail masculin qui pose de nombreux obstacles juridiques et structurels à leur emploi. La politique du régime consiste à marginaliser les femmes.
Mais même les femmes qui ont un emploi sont limitées par des lois misogynes qui font passer les hommes en premier et permettent au mari d’empêcher sa femme de faire son travail.
Un exemple récent est le cas de Samira Zargari, la coach en chef de l’équipe nationale de ski alpin, qui s’est vu interdire de quitter le pays en raison de l’objection de son mari.
Elle n’a pas pu aller en Italie avec son équipe pour la compétition. Une source de la Fédération de ski a déclaré que les efforts des responsables de la fédération pour lever l’interdiction de sortie du territoire et l’envoyer aux compétitions italiennes n’ont pas abouti. (Journal Sharq – 17 février 2021)
Selon l’article 1117 du Code civil des mollahs, un mari peut interdire à sa femme d’exercer une profession « contraire aux intérêts de la famille ou à la dignité de l’homme ou de la femme ».
Le paragraphe 3 de l’article 18 de la loi sur les passeports conditionne aussi explicitement la délivrance de passeports aux femmes mariées au consentement écrit du mari. Mais avant le mariage, le permis de sortie de la femme dépend du père ou du grand-père paternel.
Ce n’est pas la première fois qu’une femme ou une athlète féminine ne peut pas faire son travail à cause de l’objection de son mari.
En septembre 2014, Niloufar Ardalan, capitaine de l’équipe nationale féminine de futsal, n’a pas pu participer aux compétitions asiatiques en raison de la plainte de son mari.

En 2017, Zahra Nemati, archer et championne de deux tours des Jeux paralympiques, a été interdite de quitter le pays sur la plainte de son mari.
Le 9 octobre 2017, Tayyebeh Siavoshi, alors membre du parlement des mollahs, a déclaré que huit femmes membres d’équipes nationales ne pouvaient pas participer à des tournois internationaux à cause de leurs maris.
En octobre 2021, avec l’arrêt de la Cour d’appel de Téhéran, une femme médecin urgentiste a été interdite d’exercer la médecine à cause de la plainte de son mari. La médecin avait examiné 180 à 200 patients par jour pour le Covid-19. (Akhbar Fori – 12 octobre 2020)
En effet, la mort par covid-19 parmi les médecins et les infirmières a entraîné une double pression sur la communauté médicale et la population en Iran en raison d’une grave pénurie de médecins et d’infirmières.
En outre, selon une nouvelle directive adoptée cette année, les femmes mariées qui veulent passer l’examen d’assistante dentaire doivent obtenir le consentement de leur mari. L’exécution de cet engagement est obligatoire et le texte a été inscrit dans l’examen.
Selon cet engagement, le mari accepte de permettre à sa femme de servir après la fin de la période de formation dans tout lieu désigné par le ministère de la santé et de l’éducation médicale. (journal Etemad – 11 mai 2020)




















