CNRI Femmes – Malgré les mesures et les promesses trompeuses du régime, les bénéficiaires de l’aide sociale et les retraités en Iran ont organisé des manifestations de protestation à Téhéran et dans 21 autres villes du pays le 14 février, pour réclamer des pensions équitables face à l’inflation et aux prix intolérablement élevés.
Les femmes constituaient un nombre considérable des manifestants.
Elles se sont rassemblées devant les bâtiments de l’Organisation de la sécurité sociale à Téhéran, Tabriz, Nichapour, Arak, Ahwaz, Kermanchah, Yazd, Khorramabad, Ispahan, Ardeabil, Souze, Ilam, Qazvine, Chiraz, Karadj, Machad, Sanandaj, Kerman, Bojnourd, Dezfoul, Zanjan et Hamadan
À Téhéran, les bénéficiaires de l’aide sociale et les retraités se sont rassemblés devant le parlement des mollahs où un groupe d’enseignants s’était également réuni pour protester contre les bas salaires et d’autres problèmes du système éducatif. Des retraités de Kermanchah étaient également à Téhéran et ont rejoint la manifestation de dimanche devant le parlement.

« On ne lâche rien tant que nous n’aurons pas obtenu nos droits ! », scandaient les manifestants en colère.
« Ce n’est que dans la rue qu’on pourra obtenir nos droits ! »
« Assez de promesses creuses, nos paniers sont vides ! »
« La caisse de retraite a été détournée par une bande de voleurs ! »
On pouvait lire sur une des pancartes des retraités : « Le seuil de pauvreté est à 12 millions (de tomans, et nos pensions à 3 millions (tomans). » La plupart des retraités vivent sous le seuil de pauvreté et ne peuvent pas faire face à leurs dépenses hebdomadaires.
La principale revendication des manifestants est que le gouvernement augmente leurs pensions proportionnellement à la hausse de l’inflation. Un autre de leurs slogans était : « Les prix élevés et l’inflation ruinent la vie des pauvres gens. »
C’est le quatrième rassemblement national de retraités et de pensionnés en Iran ces derniers mois.
Les précédentes manifestations ont eu lieu le 20 décembre, le 26 janvier et le 3 février.
L’effondrement de l’économie iranienne, avivé par la corruption du gouvernement et les politiques destructrices, a plongé dans la pauvreté de nombreux fonctionnaires et retraités en Iran. Alors que le prix de la monnaie nationale a perdu plus de 80 % de sa valeur au cours des dernières années, les pensions n’ont pas beaucoup changé et le gouvernement n’a pas ajusté les salaires en fonction de la valeur de la monnaie et des taux d’inflation.
Le seuil de pauvreté pour une famille de quatre personnes est passé à 12 millions de tomans (environ 330 euros). Le seuil de pauvreté absolue est de 6,8 millions de Tomans (environ 215 euros), ce qui place au moins 60 % de la population iranienne, dont la plupart des retraités, sous le seuil de “pauvreté absolue”.
Selon les statistiques officielles du régime iranien, plus de 75 % des retraités luttent pour subvenir à leurs besoins.
Ces dernières années, les retraités ont régulièrement protesté contre les bas salaires et le refus du gouvernement d’ajuster leurs pensions en fonction de la dévaluation du rial et de la hausse du taux d’inflation.
Les bénéficiaires de l’aide sociale et les retraités qui protestent en Iran exigent l’application de l’article 96 de la loi sur l’aide sociale, qui stipule que les pensions doivent être ajustées pour permettre aux retraités de subvenir à leurs besoins. Les manifestants réclament également la gratuité des soins de santé pour les retraités et la hiérarchisation des demandes des retraités par le Parlement.




















