Zahra Safa’i a été condamnée à 8 ans de prison, sa fille Parastou Moïni à 6 ans et son fils Mohammad-Massoud à 6 ans.
Une mère et ses enfants condamnés à de lourdes peines de prison en Iran
CNRI Femmes – Le pouvoir judiciaire du régime clérical en Iran a rendu a condamné à de lourdes peines de détention une mère et ses enfants reconnus coupables de soutenir l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), l’opposition démocratique.
Selon le verdict prononcé le 23 janvier et rendu public le 7 février, la prisonnière politique Zahra Safa’i, sa fille, la prisonnière politique Parastou Moïni, et son fils, Mohammad Massoud Moïni ont été condamnés respectivement à 8, 6 et 6 ans de prison.
La mère et ses enfants sont accusés de « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale en connexion avec l’OMPI », de « faire avancer les objectifs de l’OMPI » et de « participer aux réunions de l’OMPI ». Ils sont également accusés d’ « activités de propagande contre l’État en écrivant des slogans (sur les murs), en lisant des déclarations et en affichant des banderoles sur la voie publique ».
La prisonnière politique Parastou Moïni et son frère, Mohammad Massoud, ont été condamnés à cinq ans de prison pour “rassemblement et collusion” et à un an pour “propagande contre l’État”, ce qui fait un total de six ans de prison pour chacun d’eux.
Zahra Safa’i a été condamnée à cinq ans de prison pour “rassemblement et collusion”, un an pour “propagande contre l’État” et deux ans pour outrage aux guides suprêmes des mollahs, anciens et actuels, Ali Khamenei et Khomeiny, soit un total de huit ans.
Zahra Safa’i et sa fille, Parastou Moïni, ont été arrêtées par les forces de renseignement à Téhéran le 24 février 2020 et incarcérées dans la section 209 du ministère du renseignement de la prison d’Evine. A la mi-avril, à l’issue de leurs interrogatoires, elles ont été envoyées dans la redoutable prison de Qarchak et détenues parmi des prisonnières de droit commun et coupables de crimes violents, en violation du principe de séparation des catégories de crimes.
Mme Safa’i a été temporairement libérée sous une caution de 300 millions de tomans le 28 juin 2020 jusqu’à ce qu’une décision finale soit prise sur son cas. Mais le 26 juillet, lorsqu’elle s’est rendue au tribunal d’Evine pour suivre son propre dossier et celui de sa fille, les agents des services de renseignement l’ont arrêtée. Par la suite, le 27 juillet, elle a été renvoyée à Qarchak.
Mohammad-Massoud Moïni a été convoqué pour la première fois par le ministère de la justice dans la province de Téhéran le 24 août 2020, sans avoir commis le moindre délit.




















