Le samedi 7 février 2026, à l’occasion de l’anniversaire de la révolution antimonarchique du peuple iranien, la ville de Berlin a été le théâtre d’une marche massive d’Iraniens épris de liberté.
Malgré le froid glacial et des conditions météorologiques rigoureuses, des dizaines de milliers d’Iraniens sont descendus dans la rue, brandissant une immense banderole portant les portraits des victimes tombées lors du soulèvement national, renouvelant ainsi leur engagement envers l’idéal de liberté.
Ce rassemblement grandiose, rythmé par des slogans déterminés tels que « Ni Chah ni mollahs » et « À bas l’oppresseur, qu’il soit le Chah ou le Guide (des mollahs) », a adressé un message puissant au monde entier : la volonté nationale du peuple iranien d’établir en Iran une république démocratique fondée sur la souveraineté populaire.
Lors de ce rassemblement, Naghmeh Rajabi, l’une des représentantes de la délégation des représentants des communautés iraniennes, a prononcé un discours.

Naghmeh Rajabi : Nous faisons écho à la voix du peuple dans la rue, pas aux récits censurés des médias
Salutations aux âmes de ceux qui ont perdu la vie lors du soulèvement national et à leurs familles honorables et endeuillées.
Aujourd’hui, à l’anniversaire du 11 février (1979), nous sommes réunis ici ; le jour où le peuple iranien en quête de liberté s’est soulevé contre l’oppression et la corruption, et a définitivement chassé le Chah dictateur et son appareil répressif, la SAVAK, de la scène de l’histoire.
Aujourd’hui est la continuité de cette même révolution : pour la liberté et pour une république démocratique. Une république au service du peuple, et non un système qui remplacerait simplement la couronne par un turban.
La liberté de l’Iran ne sera ni le produit d’une intervention étrangère, ni le résultat d’une politique d’apaisement envers les criminels.
La liberté de l’Iran exige organisation, résistance et sacrifice, à l’image de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), qui, au cours des 47 dernières années, a sacrifié cent mille de ses membres et partisans pour la libération de cette patrie.
Mme Maryam Radjavi a souligné que la simple désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ne suffit pas. Notre exigence est la reconnaissance du droit légitime du peuple iranien à l’autodéfense, ainsi que celle des Unités de Résistance face au CGRI et à toutes les forces répressives du régime.
Notre demande est la fermeture des ambassades du régime et l’expulsion de ses diplomates terroristes des pays du monde entier.
Pourtant, certains disent aujourd’hui : vous combattez, vous donnez votre vie, et nous vous guiderons à distance.
Notre réponse est claire : jamais. Jamais.

Ce soulèvement national appartient au peuple iranien, et non à des prétendants sans coût installés confortablement derrière leurs bureaux.
Et disons-le sans ambiguïté : la culture de la brutalité et les méthodes d’intimidation des partisans du courant monarchiste fascisant dans plusieurs villes d’Europe et des États-Unis sont la réplique exacte de la répression brutale exercée par le CGRI contre notre jeunesse en Iran.
Nos paroles sont celles du peuple dans la rue, non celles de médias censurés et corrompus qui cherchent à imposer de faux récits à l’opinion publique.
Le message du peuple iranien est clair. Il scande :
« À bas l’oppresseur, qu’il soit le chah ou le guide. »
Cela signifie le rejet de toute forme de dictature. Cela signifie la liberté. Cela signifie une république démocratique. Cela signifie la souveraineté populaire.
Cette voix ne sera pas réduite au silence. Ce soulèvement national ne sera pas arrêté.
Et l’avenir de l’Iran sera construit par le peuple iranien et sa résistance organisée.
Nous combattons.
Nous résistons.
Nous reprendrons l’Iran.
Salutations à vous tous.




















