Un groupe d’étudiants de l’Université de Téhéran et de l’Université des sciences médicales de Téhéran a organisé, le lundi 26 janvier, un rassemblement de protestation et de revendication de justice en réaction à ce qu’ils ont qualifié d’« entraves et d’ingérences des autorités universitaires dans l’organisation d’une cérémonie de deuil pour Ayda Heydari ».
Le rassemblement s’est déroulé dans une atmosphère marquée par le deuil et la colère. Affirmant leur droit à la commémoration et à la reddition de comptes, les étudiants ont protesté contre les tentatives de l’administration universitaire visant à empêcher l’organisation d’une cérémonie en hommage à la défunte Ayda Heydari. Au cours du rassemblement, après l’apparition de Pourgharib, vice-chancelier chargé des affaires étudiantes à l’Université des sciences médicales de Téhéran, les étudiants protestataires ont quitté la zone du sit-in, interrompant de facto son discours, un geste largement interprété comme une protestation délibérée contre les politiques restrictives de l’université.
La forte présence d’étudiants en quête de justice issus à la fois de l’Université de Téhéran et de l’Université des sciences médicales de Téhéran a mis en évidence la persistance de la contestation au sein des espaces universitaires, ainsi que la solidarité étudiante dans le deuil de la perte de leur camarade et dans la commémoration de celles et ceux qui ont perdu la vie. Les participants ont scandé des slogans pour exprimer leur opposition à la situation actuelle et à la répression des revendications étudiantes.
Parmi les slogans entendus figuraient « La mort ou la liberté », « Liberté, liberté, liberté », « À bas le dictateur » et « Cette fleur tombée est un don à la patrie », des slogans qui reflètent le lien étroit entre les appels à la justice portés par les étudiants et les mouvements politiques et de protestation plus larges au sein de la société iranienne.




















