Hakimeh Honarmandi, prisonnière politique âgée de 61 ans et technicienne de laboratoire, est détenue depuis plus d’un an dans une situation d’incertitude judiciaire prolongée à la prison d’Adelabad, à Chiraz.
Hakimeh Honarmandi et son fils, Rouhollah Eskandari (né en 1978), sont poursuivis pour la lourde accusation de baghy (rébellion armée contre l’État) dans le système judiciaire du régime iranien, une accusation passible de la peine de mort.
Après leur arrestation, ils auraient tous deux été soumis à de graves tortures physiques et psychologiques ainsi qu’à des interrogatoires intensifs à la prison d’Adelabad.
Mme Honarmandi est actuellement détenue dans le quartier des femmes de la prison d’Adelabad. Durant plus d’une année de détention sans décision judiciaire, elle a subi de lourdes restrictions et une pression psychologique constante. Le refus de contact avec les membres de sa famille et l’absence d’informations transparentes concernant son dossier ont accru son anxiété et son stress. Des experts soulignent que cette forme de détention prolongée, combinée à des restrictions sévères, constitue ce que l’on appelle une « torture blanche ».
Hakimeh Honarmandi souffre de plusieurs pathologies, notamment le diabète, l’hypertension et des maladies cutanées chroniques. Toutefois, selon les informations disponibles, son accès à des soins médicaux spécialisés et à un traitement efficace est gravement limité et insuffisant, ce qui l’expose à des conséquences irréversibles pour sa santé.
Le dossier de Hakimeh Honarmandi et de son fils constitue un exemple frappant de la répression systématique exercée contre les prisonniers politiques en Iran. L’incertitude judiciaire prolongée, les tortures psychologiques et physiques, la privation de soins médicaux et la menace permanente de la peine de mort mettent non seulement en danger la vie des détenus, mais visent également à briser et à dévaster leurs familles.




















